lundi 12 janvier 2009

Un hommage à Claude Berri

Pierre Assouline a publié sur son blog un hommage à Claude Berri, son ami. Un acte difficile que de parler publiquement d’un mort proche.
C’est ce que j’appelle un texte pudique et magnifique. Avec toujours cette faculté de donner envie de lire, même dans les pires moments.

Heidegger est plus fort que moi !

J'avance peu dans Heidegger... Ses chemins qui ne mènent nulle part porte assez bien leur nom. Je m'étonnes de dire cela, mais je crois qu'il faudrait que je le lise en allemand ! La traduction dont je dispose est de Wolfgang Brokmeier et elle est assez indigeste, il me semble.
Ayant commencé "L'époque des "conceptions du monde"", traitant de la science, j'ai abandonné en raison d'un verbiage proprement inssuportable.
J'ai poursuivi par "Le mot de Nietzsche : Dieu est mort" et cela va mieux. Ce n'est pas une lecture évidente, mais cela reste compréhensible.
Je préfère vraiment la philosophie lorsqu'elle utilise des mots simples et qu'elle semble "immédiatement" accessible. Je n'aime pas consulter le dictionnaire toutes les cinq minutes ou relire trois fois une phrase sans pour autant la comprendre.

dimanche 11 janvier 2009

Parce que cela m'a fait rire... Et que c'est vrai !

Allez voir ce strip de Pénélope Bagieu....

http://www.penelope-jolicoeur.com/2009/01/2009-tas-vu.html


Note : penser à offrir son livre, Ma vie est tout à fait fascinante, en mars (sortie en poche) et à récupérer le petit carnet qui, je pense, plaira beaucoup.

mercredi 7 janvier 2009

Transfuge




J'ai découvert cette revue culturelle avec le numéro 21, contenant un entretien avec Michael Connely, en mai 2008. Mais sa distribution chez moi semble assez aléatoire.
J'ai déniché aujourd'hui le numéro de ce mois, qui semble intéressant.
Lire une revue littéraire ou culturelle régulièrement me manque. je songe donc à m'abonner à Transfuge ou bien au Magazine Littéraire. Mais j'hésite encore sur le choix.

mardi 6 janvier 2009

Janvier, le mois Paul Auster ? Pour moi, certainement...


"Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain."

Ainsi commence le récit d’August Brill, critique littéraire à la retraite, qui, contraint à l’immobilité par un accident de voiture, s’est installé chez sa fille, laquelle ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans, et qui vient de recueillir sa propre fille, anéantie par la mort en Irak, dans des conditions atroces, d’un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad...
Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l’assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies….

Voici le « pitch » de Seul dans le noir, le nouveau roman de Paul Auster, à paraître le 7 janvier, toujours chez Actes Sud, et toujours traduit par Christine Le Bœuf.

Et, autre cadeau de début d’année, Un DVD consacré à Paul Auster et édité par ARTE Editions devrait paraître le 7 janvier également… Paul Auster Confidential, est un documentaire de 134 minutes comportant la seule entrevue accordée par Paul Auster. Chez lui, à New York il parle de son enfance, du base-ball, raconte ses voyages, l’influence de la ville sur son œuvre, la marche qui lui est nécessaire et relate les moments forts de sa vie. En bonus, en quelque sorte, le DVD présente un témoignage de son épouse, Siri Hustvedt, elle-même écrivain que j'apprécie beaucoup.

lundi 5 janvier 2009

Les bibliothèques d'Hitler


Je rédige cet article après avoir lu celui de Pierre Assouline.

Adolf Hitler semblait être ce qu’il est convenu d’appeler un grand lecteur, ou au moins un grand collectionneur. On le sait par les bibliothèques retrouvées dans ses résidences privées. Sur les 16 000 volumes qui devaient s’y trouver, 1200 sont aujourd’hui conservés à la Bibliothèque du Congrès, à Washington.
Un chercheur, Timothy Ryback, a repris ces ouvrages et complété les bibliothèques d’Hitler en retrouvant les livres que le dictateur avait collectionné entre 1913 et 1942.

Il les reconstitue dans son livre Hitler’s Private Library (Knopf). Ces livres, selon la formule de Yourcenar (enfin je crois, à moins que ce soit de Staline), renseignent sur l’évolution de la pensée de leur propriétaire, dans le choix même de ses lectures mais aussi dans ses réactions puisqu’Hitler annotait et commentait parfois abondamment dans les marges de ses livres . La démarche est donc intéressante, notamment au niveau historique.

Qu’y avait-il dans les bibliothèques d’Hitler ? Don Quichotte, Robinson Crusoë, La case de l’oncle Tom, les Voyages de Gulliver, la Bible, la Correspondance de Frédéric le Grand, une Histoire de la marine allemande, une analyse du Parsifal de Wagner de 1913, une Histoire de la Swastika, des ouvrages de spiritisme et d’occultisme achetés par Hitler au début des années 20, une monographie sur Nostradamus, Le Juif international de Henry Ford, un livre de cuisine végétarienne française, un traité sur les empoisonnements au gaz et aux acides, mais aussi des livres plus légers du romancier d’aventures Karl May et la bande dessinée de Wilhelm Busch Max und Moritz. Il semble avoir aussi lu (et relu ?) les œuvres complètes de Shakespeare traduites en allemand en 1925.
J’avoue être assez intrigué à l’idée de parcourir la bibliothèque de l’un des plus grands monstres que la société humaine a pu produire. Je trouve assez dérangeant de voir que j’ai lu et aimé beaucoup des mêmes ouvrages qu’il a pu apprécié. Je vais essayer de me procurer le livre de Ryback.

vendredi 2 janvier 2009

Et si Conche...

Je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçu par le premier volume du Journal étrange de Marcel Conche. Il est un penseur et un écrivain extraordinaire, cela je le sais. Il joue déjà un grand rôle dans mon évolution psychologique et intellectuelle, mais ce premier tome laisse entrevoir un personnage qui ne réfléchit pas toujours jusqu’au bout….
Certains de ses « Et si » laissent transparaitre des préjugés décevants, parfois gênants. Je suis le premier à dire qu’il faut reconnaître et affirmer sa propre valeur, mais il cède parfois à la vanité.
Il reste évidemment quelques bons passages, et ce premier « Et si » qui m’a tant secoué. Je pense que je ne vais pas tarder à me procurer le second volume du journal et que je vais bientôt lire un autre livre de lui…

Et si Conche n'avait pas écrit ? Et si je ne l'avais pas lu ?