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jeudi 24 décembre 2015

La bibliothèque de Babel existe !



Jorge Luis Borges  publia en 1941 une de ses plus célèbres nouvelles, « La bibliothèque de Babel ». 

La bibliothèque de Babel est une bibliothèque univers, c’est-à-dire qu’elle est tellement grande qu’elle contient tous les textes possibles et imaginables. 
Combien de livres contient-elle exactement ? Un nombre colossal. Pour le comprendre, il faut préciser le « fonctionnement » de la bibliothèque : selon Borges, chaque livre qu’elle possède contient 410 pages et chaque page contient 40 lignes de texte, elles-mêmes composées de 80 caractères chacune. Chaque livre contient donc 1 312 000 caractères et utilise toutes les lettres de l’alphabet (26 lettres), plus l’espace, la virgule et le point, ce qui porte à 29 le nombre de signes différents utilisables.
La bibliothèque comporte donc 291 312 000 livres  (29 multiplié par lui-même 1 312 000 fois). Pour prendre la mesure d’un tel nombre, l’imprimer requerrait 500 pages A4, remplirait un roman de 1 100 pages en format de poche et, écrit en ligne droite, mesurerait environ 354 kilomètres de long. 
Quelle place prendrait alors une telle bibliothèque ? Si l’on imagine qu’un livre occupe un volume de 3 000 cm3, et si l’on part du postulat que l’univers observable est une sphère de 46 milliards d’années-lumière de rayon, de rapides calculs indiquent que l’on peut stocker dans cet univers environ 2,8 × 1050 livres
Si elle existait, la bibliothèque imaginée par Borges remplirait non seulement l’univers tout entier, mais en nécessiterait beaucoup plus. 


A défaut d’exister physiquement, la bibliothèque peut être parcourue numériquement grâce à Jonathan Basile. Son site libraryofbabel.info reproduit presque exactement le fonctionnement de la bibliothèque décrite par Jorge Luis Borges. La bibliothèque créée est différente  en cela qu’elle ne contient pas tous les livres possibles mais seulement toutes les pages possibles. La bibliothèque contient donc environ  4,7 ×  104 679 pages différentes, réparties dans104 677 livres.
Bien sûr, la bibliothèque contient tellement d’information qu’il serait impossible de la stocker numériquement. Le contenu de la bibliothèque est donc généré à partir d’un algorithme spécial créé par Jonathan Basile. Chaque page a un numéro unique qui lui est propre et qui l’identifie dans la bibliothèque. L’algorithme utilise ensuite ce numéro de page pour générer un nombre pseudo-aléatoire unique qui est lui-même converti en base 29, c’est-à-dire en texte utilisant les 29 signes cités précédemment : le texte de la page est généré. Le même numéro de page créera donc la même page à chaque fois.
Fidèle à la nouvelle parue en 1941, la bibliothèque numérique est organisée en pièces hexagonales identiques, dont 4 des murs abritent des livres sur cinq étagères chacun.Chaque étagère comporte 32 livres de 410 pages chacun. Et chaque page de chaque livre, de chaque étagère, de chaque pièce est accessible. L’immense majorité de ces pages renferment des suites incompréhensibles de caractères. Pourtant, parmi ces milliards et milliards de pages, se trouvent forcément des livres que vous avez lus. Ces pages contiennent pratiquement tout : vous y trouverez aussi bien les aventures de votre héros de roman préféré que le manuel d’utilisation de votre aspirateur, les évangiles de la Bible ou les versets du Coran, les articles de l’Encyclopédie de Diderot, les poèmes de Shakespeare, toutes les pages de votre journal intime, toutes les théories mathématiques jamais écrites, tous les secrets, tous les rêves, tous les récits et tous les noms, même votre nom et votre histoire, existent déjà dans l’immensité de la bibliothèque de Babel. Parmi ces pages inexplorées se trouve aussi tout ce qui n’a jamais été écrit mais qui le sera peut-être un jour.


Tout ce que vous écrirez ou pourriez écrire est déjà là, quelque part. Il suffit juste de chercher.

lundi 26 décembre 2011

Romans et cinéma





Cette période de fin d'année a été l'occasion pour nous de voir trois films adaptés de romans : La couleur des sentiments, La délicatesse et Des vents contraires. Les deux premiers m'ont beaucoup plu et m'ont donné envie de lire les livres. Le dernier m'a un peu déçu, par contre, en allant dans la surenchère dramatique et il est peu probable que je lise le roman alors même qu'il m'avait attiré lors de sa publication.

mercredi 16 juin 2010

L'oeuvre au noir, encore

Je parlais de mon envie de relire l'Oeuvre au noir de Yourcenar il y a quelques temps et j'évoquais le film d'André Delvaux avec l'acteur Gian-Maria Volonte dans le rôle principal. Or c'est avec plaisir que j'ai découvert que le film allait sortir en DVD au mois d'août. Il rejoindra alors ma DVDthèque aux côtés des Nuits Révolutionnaires que j'aurais d'ici là fait passer de vieilles VHS sur DVD.

jeudi 11 février 2010

Souvenirs




Je suis en train de revoir la série Dune, réalisée en 2000 en deux volets : Dune et Les enfants de Dune.
Cette série m'a rappelé une trilogie de romans de science-fiction prêtée par un oncle et que j'ai lu adolescent. Il s'agit de la trilogie du Soleil mort de Caroline Janice Cherryh : Kesrith, Shon'Jir, Kutath.
J'ai retrouvé cette trilogie en anglais et je dois avoir l'un des tomes publiés chez Opta en traduction française. Je pense me lancer à la recherche des deux autres.

mardi 15 décembre 2009

L'oeuvre au noir



J'ai bien envie de relire ce roman de Marguerite Yourcenar et de retrouver le film d'André Delvaux, datant de 1988, avec Gian Maria Volonté dans le rôle titre.
Ce film fait partie de ceux que je considère comme de bonnes adaptations avec La passion Béatrice de Tavernier, Bouvard et Pécuchet de Verhaeghe, Mangeclous de Mizrahi ou le téléfilm Les nuits révolutionnaires de Brabant.