dimanche 11 avril 2010
Invisible
J'ai plein de choses à en dire, et je n'en écrirai aucune, en tout cas pour le moment : je gâcherais la surprise du bilbiothécaire qui, lui, ne l'a pas encore lu.
Alors chuuuuuuuuuuut, je garde tout au chaud dans ma tête.
dimanche 7 mars 2010
Les mains pleines de livres


De passage dans ma librairie, j'ai récupéré "L'un de nous deux" dont je parlais il y a peu de temps.J'avais prévu d'acheter "Tous les hommes sont menteurs" de Manguel. Mais je suis aussi tombé sur le dernier Paul Auster, "Invisible".
Une bonne cueillette donc... Le Paul Auster n'a pas eu le temps de rejoindre les rayonnages de notre bibliothèque, mon amie en ayant aussitôt commencé la lecture. Pour ma part, j'ai commencé la pièce de théâtre qui n'est pas sans me rappeler "Le souper" en effet.
samedi 17 janvier 2009
Surprenant Paul Auster
Et puis à la page 123, le ton change avec le récit du voyage en France du narrateur et de sa femme. Durant ce séjour, il apprend la destinée horrible d’une femme, morte dans un camps durant la seconde guerre mondiale. Ce passage du roman n’est pas racontable. Il faut le lire. J’ai ressenti un puissant choc à sa lecture. A partir de là, le roman change. A-t-il réellement changé ou bien est-ce moi qui ne lit plus de ma même manière ? En une vingtaine de page, Paul Auster se rachète à mes yeux et me donne envie de suivre la conversation entre August Brill et sa petite fille Katya, seuls dans le noir de la chambre. Mais il ne reste que quarante pages…
mardi 13 janvier 2009
Ma lecture de "Seul dans le noir"
- « Et en quoi cet homme mérite-t-il de mourir ?
Parce que la guerre lui appartient. Il l’a inventée, et tout ce qui arrive ou est sur le point d’arriver se trouve dans sa tête. Elimine cette tête, la guerre s’arrête. C’est aussi simple que ça.
Simple ? A vous entendre, on croirait que c’est Dieu.
Pas Dieu, caporal, rien qu’un homme. Il passe toutes ses journées dans une chambre à écrire, et tout ce qu’il écrit se réalise ».
Outre la mise en abîme (procédé littéraire que j’affectionne particulièrement), il y a cette absurdité qu’est le destin. Comment ces hommes imaginés peuvent-ils croire que leurs actions sont libres et qu’elles n’ont pas été prévues par l’écrivain ? A moins que celui-ci ne cherche à se suicider ?
- « (…) et je n’ai certainement jamais eu la moindre ambition d’écrire un livre. J’aimais en lire, voilà tout, lire des livres et puis écrire ensuite à leur propos, mais j’ai toujours été un sprinter, jamais un coureur de fond, pendant quarante ans j’ai cavalé tel un lévrier après des dates butoirs, accouchât en expert de l’article de sept cents mots, de celui de quinze cents mots, de la colonne semi hebdomadaire, de la commande occasionnelle d’un magazine »
Je me retrouve dans ces lignes, au moins pour ce qui est de la lecture et de l’écriture sur les livres (n’est-ce pas l’objet de ce blog, après tout ?). Et mon travail pour un magazine s’apparente assez à cette course du dernier moment, le plus souvent.
mardi 6 janvier 2009
Janvier, le mois Paul Auster ? Pour moi, certainement...

"Seul dans le noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m’efforçant de venir à bout d’une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain."
Ainsi commence le récit d’August Brill, critique littéraire à la retraite, qui, contraint à l’immobilité par un accident de voiture, s’est installé chez sa fille, laquelle ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans, et qui vient de recueillir sa propre fille, anéantie par la mort en Irak, dans des conditions atroces, d’un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad...
Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l’assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies….
Voici le « pitch » de Seul dans le noir, le nouveau roman de Paul Auster, à paraître le 7 janvier, toujours chez Actes Sud, et toujours traduit par Christine Le Bœuf.
Et, autre cadeau de début d’année, Un DVD consacré à Paul Auster et édité par ARTE Editions devrait paraître le 7 janvier également… Paul Auster Confidential, est un documentaire de 134 minutes comportant la seule entrevue accordée par Paul Auster. Chez lui, à New York il parle de son enfance, du base-ball, raconte ses voyages, l’influence de la ville sur son œuvre, la marche qui lui est nécessaire et relate les moments forts de sa vie. En bonus, en quelque sorte, le DVD présente un témoignage de son épouse, Siri Hustvedt, elle-même écrivain que j'apprécie beaucoup.
mercredi 19 novembre 2008
Rencontres littéraires
Tolkien d'abord, dont ma mère m'a offert les trois tomes en Livre de Poche, alors que j'étais malade, au fond de mon lit. Je garde un souvenir précis et net de cet instant. Et cet auteur a infléchi ma vie, durablement.
Lovecraft ensuite, rencontré sur les conseils de Nicolas, un ami. Et découvrir un auteur clef grâce à un ami, c'est quelque chose.
Borges, rencontré par l'intermédiaire d'un magazine. Un coup de foudre, pourrait-t-on dire.
Dans une moindre mesure, ce même magazine m'a fait connaitre Michel Rio (l'auteur de l'excellent « Faux pas »), John Irving (« le monde selon Garp ») et Italo Calvino (« Si par une nuit d'hiver un voyageur »)
Julien Gracq, découvert à cause d'une liste de livres à lire pour entrer en Hypokhâgne.
Et enfin, Paul Auster pour lequel je ne me souviens plus des circonstances de la rencontre (une table, chez un libraire ?) et Siri Hustvedt, partagée avec une amie.
Pour être complet, il faudrait ajouter Dumas et Flaubert, découverts grâce à ma grand-mère.
mardi 6 février 2007
J'ai craqué !
Quand je ne vais pas trop bien, j’achète des livres…..
Voici le résultat de ma « descente » à l’Armitière cet après – midi !!
- Dans le scriptorium (Actes Sud) : le dernier roman de Paul Auster. Première impression : il n’est pas bien épais (147 pages). Un homme sans mémoire se réveille dans une chambre sans issue pour lui, mais qui laissera entrer des visiteurs qui semblent le connaître. Sur un bureau, sont soigneusement disposés une série de photographies en noir et blanc, deux manuscrits et un stylo. Intriguant et probablement excellent… Ceci dit, je suis un inconditionnel de Paul Auster.
- Les caractères originaux de l’histoire rurale française (Pocket) : un classique de l’histoire par un maître, Marc Bloch. Ce livre de 1931 reste une référence dans son domaine et l’écriture est d’une limpidité qui fait des envieux.
- Derniers rappels (Rackham) : un roman graphique du même dessinateur que De mal en pis. Une chronique qui suit le parcours de plusieurs américains de nos jours. Une star de la pop, un homme qui n’ose pas avouer à sa femme qu’il a été licencié, une jeune fille qui tente de retrouver son père…
- Les contes du 7ème souffle (Vent d’Ouest) : une relecture des grands contes comme Blanche – Neige, Barbe – Bleue et quelques autres. Cela se passe dans le Japon de l’ère Edo. On suit les aventure d’un samouraï en quête de paix intérieur. Il s’agit de l’intégral des 4 tomes réunis en un seul volume. Le dessin est passé en noir & blanc pour l’occasion, ce que je préfère.
- Les cours au Collège de France de Michelet (Gallimard) : cela fait longtemps que je veux me les acheter (depuis leur sortie en 1995, en fait). Michelet est-il vraiment un historien ? En tout cas, son style et ses idées me séduisent.
- Cours de littérature anglaise par Borges (Seuil) : en réalité, un livre écrit à partir des notes de cours de ses étudiants. L’idée m’a paru intéressante et l’idée de suivre un cours de Borges a fait le reste !
- Chez Borges (Babel) : un livre dans lequel Alberto Manguel raconte les visites qu’il a faites à Borges afin de lui faire la lecture.
Ah, oui, j’ai aussi commandé le livre sur les enfants au XIXe pour les TPE de mes chères Premières ES2. Il devrait arriver en fin de semaine ou en début de semaine prochaine.