dimanche 15 mai 2011
Gracq toujours
mardi 3 mai 2011
La disparition des traces
samedi 13 février 2010
La preuve par trois

J'ai découvert et je vais bientôt lire "L'un de nous deux", une pièce de théâtre écrite par Jean-Noël Jeanneney , un historien. Ce qui est la première raison de lire la pièce, selon moi. Il y met en scène Léon Blum et Georges Mandel, détenus durant près d'un an en Allemagne, entre 1943 et 1944. Il reconstitue un possible dialogue entre ces deux hommes politiques.
J'ai découvert cette oeuvre grâce à Pierre Assouline, qui formule à cette occasion magnifiquement une réflexion que j'avais ébauché jadis dans mon mémoire d'IUFM consacré à l'utilisation de la fiction en cours d'histoire :
"(...)la fiction est souhaitable aux yeux des historiens dès lors qu’elle permet d’aller là où il ne vont pas, de dire ce qu’ils n’ont pas réussi à dire avec les moyens qui étaient les leurs, d’imaginer ce qu’ils n’avaient pas droit d’imaginer eu égard à leurs contraintes,de prolonger leur réflexion là où ils ont dû l’abandonner faute de munitions et donc d’apporter autre chose que ce que les historiens apportent à l’Histoire."
Voici donc une seconde raison de lire cette pièce. La troisième m'a été donné à la lecture des dernières lignes de Pierre Assouline :
"En la lisant, on voit et on entend la pièce. Difficile de ne pas superposer des visages et des voix. Pour ma part, j’y ai vu et entendu Claude Rich et Claude Brasseur, Talleyrand et Fouché, dans un autre souper."
Trois bonnes raisons donc de lire "L'un de nous deux".
vendredi 12 février 2010
P. A contre BHL et le reste du monde
Le milieu de l'écriture et de l'édition française me semble un vrai modèle du genre, décidement !
dimanche 4 octobre 2009
La fin de l'Histoire ?
Cela dit, certains de ses propos me rappellent mes réflexions lors de la soutenance de mon mémoire d'IUFM lorsque j'avais expliqué que les élèves pouvaient tout aussi bien apprendre l'histoire à travers des fictions qu'à travers le discours savant. Il est en effet arrivé le moment où il va falloir repenser l'écriture de l'histoire si l'on veut continuer à être lu.
samedi 14 février 2009
Une bonne nouvelle ?
Plus intéressant pour les lecteurs de Borges, il semblerait que les deux volumes de la Pléiade puisse reparaître un jour, le traducteur Jean Pierre Bernès ayant accepté les modifications demandées par le médiateur commandité par la veuve de l'écrivain. Mais rien n'est fait encore...
lundi 12 janvier 2009
Un hommage à Claude Berri
C’est ce que j’appelle un texte pudique et magnifique. Avec toujours cette faculté de donner envie de lire, même dans les pires moments.
mercredi 31 décembre 2008
Les grands aussi...
“Il se leva debout” (Hugo, Les Misérables),
“Je dirai qu’une femme ne doit jamais écrire que des œuvres posthumes à publier après sa mort” (Stendhal, De l’amour),
“Quatre mille Arabes couraient derrière (un chameau), pieds nus, gesticulant, riant comme des fous, et faisaient luire au soleil six cents mille dents blanches (Daudet, Tartarin de Tarascon),
“D’une main il leva son poignard, et de l’autre il lui dit…”(Ponson du Terrail),
“Je m’en vais mettre les fers au feu pour tirer les vers du nez de Mme Barbançon afin de voir ce qu’elle a dans le ventre ! “(Eugène Sue, Les Sept pêchés capitaux),
“Oui, oui, nous partons, dit Pierre, qui se détourna, cherchant son chapeau, pour s’essuyer les yeux.” (Zola, Lourdes)…
Bonne année 2009 à tous ceux qui passent par cette bibliothèque...
lundi 29 décembre 2008
Promenades sous la lune
A la fin de son dernier article, je savais déjà qu’il me faudrait me procurer « Promenades sous la lune » de Maxime Cohen et l’ajouter à la liste des livres à lire…
Je me rends compte que j’affectionne particulièrement les livres – carnets dans lesquels les auteurs confient leurs pensées ou leurs notes de lecture, sans ordre apparent. Cela me fait penser que je possède un cahier de notes historiques prises par un érudit du XIXe siècle et que je remets toujours à plus tard le moment de le déchiffrer.
jeudi 17 janvier 2008
Internet, création de Borges ?
Borges, précurseur d’Internet ? C’est la thèse que développent certains travaux outre-Atlantique et dont on peut avoir un aperçu dans un article du New York Times…. Pierre Assouline consacre un article à cette idée et se dit troublé par certaines de ces analyses. Faut-il pour autant lire dans Tlön, Uqbar, Orbis Tertius (1940) une métaphore de Wikipédia , les prémisses du blog et de l’archivage permanent dans Funes el memorioso (1942)ou encore rapprocher le projet de bibliothèque universelle de Google de La bibliothèque de Babel (1941) ?
Je suis plus que sceptique. Selon moi, Borges est un auteur immortel (l’un de ces thèmes d’écriture favoris) ou intemporel, mais je ne le vois pas comme « moderne ». Son approche des technologies est rare voire inexistante.
Bref, j’adore Borges et je l’admire, mais je ne suis pas prêt à en faire le prophète de l’ère numérique ! Nul doute que cette idée l’aurait fait cependant sourire…
lundi 27 août 2007
Pas d'accord !
« On en ressort pourtant avec l’étrange impression que c’est trop ; non qu’il en fasse trop mais chez lui, tout acte semble précédé de la lecture idoine; rien ne paraît se faire, y compris dans les ressorts les plus anodins de la vie quotidienne, sans référence à un livre. C’est oppressant, asphyxiant même pour le lecteur le plus avide de nouvelles pistes. On a envie de lui crier “Alberto, pose ton livre, ouvre les fenêtres et va prendre l’air, le monde t’attend !”. Un rat de bibliothèque sort plus souvent que lui. »
Je n’ai vraiment pas eu cette impression. Au contraire, Alberto Manguel est un lecteur qui bouge, voyage, rencontre, comme en témoigne son autre livre Journal d’un lecteur.
La bibliothèque, la nuit est une réflexion sur l’agencement des bibliothèques, le classement à opérer. En ce sens, il recense les bibliothèques qu’il a connues ou visitées. Mais ce n’est jamais étouffant. Bien au contraire, ce voyage m’a paru comme autant de fenêtres ouvertes vers d’autres mondes… intérieurs il est vrai !
mercredi 1 août 2007
Voyager avec Julien Gracq
Je signale un article très intéressant de Pierre Assouline sur deux livres de Julien Gracq, deux promenades : l’une dans Rome (Autour des sept collines) et l’autre dans Nantes (La forme d’une ville).
J’ai trouvé la photo ancienne sur le site de Yann Terrien, qui a mis en ligne des photos prises par son grand – père, Maurice Terrien, entre 1914 et 1920.
mercredi 25 avril 2007
Les Bienveillantes
Quelques articles de Pierre Assouline sur le roman de Jonathan Littell, Les Bienveillantes.
http://passouline.blog.lemonde.fr/?name=2006_08_un_premier_roma
http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/04/25/littell-barrieres-et-limites/
Je pense que je vais lire ce monstre (900 pages !) pendant les vacances d’été.