Deux poèmes écrits par Tolkien en 1936, ignorés pendant 80 ans, viennent d'être exuhmés. Ils datent de l’époque où Tolkien était enseignant à la Our Lady’s School de Oxfordshire.
C’est un chercheur qui a redécouvert ces deux poèmes, via une note écrite par Tolkien lui même et dans laquelle il affirmait avoir fait paraître deux poèmes dans un magazine : le Abingdon Chronicle.
Grâce à d’anciens élèves de l’école, il est arrivé à retrouver les magazines et les intrigants poèmes. Le premier, The Shadow Man, est une première version d’un texte publié en 1962 dans le livre Les Aventures de Tom Bombadil. Le deuxième, vraisemblablement inédit, est un chant de Noël à l’atmosphère très sombre.
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samedi 20 février 2016
vendredi 12 février 2016
Tu m'as mis au péril de la mer
J'ai (enfin) lu Prose pour l'étrangère de Julien Gracq, une amie ayant résolu mon dilemme et offert le premier tome des oeuvres complètes en Pléiade.
Il s'agit d'un texte très court, dans le ton du recueil Liberté Grande. C'est dans sa poésie que Julien Gracq m'apparaît comme surréaliste, et ce n'est pas ce que je préfère chez lui.
J'en retiens toutefois ce beau passage que je dédicace à ma femme :
"A chaque heure, à chaque minute, ta vie alerte ma vie comme une cloche fondue dans le matin qui fait bondir le jour plus clair et traverse le coeur du pressentiment d'une grande fête."
vendredi 7 août 2015
Dilemme
En 1952, Julien Gracq a publié Prose pour l'étrangère, une oeuvre poétique. Malheureusement, il n'y a eu que 63 exemplaires hors commerce de cette oeuvre. Elle semble avoir été publiée au Japon dans une édition bilingue, mais sans certitude. Enfin, on peut la lire dans le tome I des oeuvres complètes de la Pléiade.
Mon problème : les exemplaires hors-commerce en vente sont rares et s'échangent autour de 4000 euros... La possible édition japonaise est rare également et se trouve pour 200 euros. Reste le volume de la Pléiade, pour 70 euros, mais je possède déjà toutes les autres oeuvres qu'il contient !
samedi 19 février 2011
Maximine
Dans le Magazine Littéraire, récemment, j'ai lu un court article sur cette femme et son dernier livre, Somme d'amour. Le poème qui y était reproduit m'a séduite immédiatement et touchée d'une façon inattendue.
Je n'aime pas beaucoup la poésie. J'aimerais l'aimer, mais je ne la comprends pas. Bien souvent, je lis un poème avec envie, l'envie de résonner, comme si je savais au fond quelles émotions la poésie peut procurer, mais rien. La plupart du temps je ne parviens même pas à aller au bout du poème. Le texte m'est étranger et je décroche. C'est tout à fait frustrant et ces échecs m'ont détournée de la poésie en général.
Au collège, lire Ronsard avait été un choc. Adolescente, j'ai eu ma phase Baudelaire, aussi intense qu'entière, mais qui s'est étiolée doucement avec les années. Et puis Aragon. En-dehors de cela, la poésie m'est restée étrangère.
Jusqu'à la lecture de ce poème dans le Magazine Littéraire, presque par inadvertance. Un court texte, lu en attendant que le thé infuse, parce que je n'avais pas envie de faire la vaisselle. Un texte qui fait écho, que je comprends, qui m'émeut sans même que j'y aie pris garde.
Je n'ai pas fini de lire Somme d'amour. J'essaie de faire durer, de déguster chaque poème comme un marron glacé: arriver au coeur de chacun de ces textes doit se savourer, et c'est à chaque fois un délice et une surprise.
Difficile de choisir un extrait, tant les mots de cette femme sont justes, émouvants et aériens. Mais tout de même, pour aujourd'hui:
Comme une étoile déchirée
On vit... Bon ce n'est pas cela
N'importe C'est à chaque fois
La même parole étonnée
D'avoir trouvé si loin là-bas
L'astre qui brille votre coeur
C'était quoi déjà cette douleur?
Tu m'écris elle est effacée
Pour un instant pour des années
N'importe Voici les pivoines
Et le temps qui croit qu'il me fane
Se trompe Il m'a multipliée
J'aimerais beaucoup entendre Maximine, la voir. Croisons les doigts, peut-être fera-t-elle partie des invités de ma librairie, un jour? Je pourrai ainsi lui témoigner silencieusement toute mon admiration, car je ne parviens pas à comprendre comment on peut écrire de pareils textes.
Je n'aime pas beaucoup la poésie. J'aimerais l'aimer, mais je ne la comprends pas. Bien souvent, je lis un poème avec envie, l'envie de résonner, comme si je savais au fond quelles émotions la poésie peut procurer, mais rien. La plupart du temps je ne parviens même pas à aller au bout du poème. Le texte m'est étranger et je décroche. C'est tout à fait frustrant et ces échecs m'ont détournée de la poésie en général.
Au collège, lire Ronsard avait été un choc. Adolescente, j'ai eu ma phase Baudelaire, aussi intense qu'entière, mais qui s'est étiolée doucement avec les années. Et puis Aragon. En-dehors de cela, la poésie m'est restée étrangère.
Jusqu'à la lecture de ce poème dans le Magazine Littéraire, presque par inadvertance. Un court texte, lu en attendant que le thé infuse, parce que je n'avais pas envie de faire la vaisselle. Un texte qui fait écho, que je comprends, qui m'émeut sans même que j'y aie pris garde.
Je n'ai pas fini de lire Somme d'amour. J'essaie de faire durer, de déguster chaque poème comme un marron glacé: arriver au coeur de chacun de ces textes doit se savourer, et c'est à chaque fois un délice et une surprise.
Difficile de choisir un extrait, tant les mots de cette femme sont justes, émouvants et aériens. Mais tout de même, pour aujourd'hui:
Comme une étoile déchirée
On vit... Bon ce n'est pas cela
N'importe C'est à chaque fois
La même parole étonnée
D'avoir trouvé si loin là-bas
L'astre qui brille votre coeur
C'était quoi déjà cette douleur?
Tu m'écris elle est effacée
Pour un instant pour des années
N'importe Voici les pivoines
Et le temps qui croit qu'il me fane
Se trompe Il m'a multipliée
J'aimerais beaucoup entendre Maximine, la voir. Croisons les doigts, peut-être fera-t-elle partie des invités de ma librairie, un jour? Je pourrai ainsi lui témoigner silencieusement toute mon admiration, car je ne parviens pas à comprendre comment on peut écrire de pareils textes.
dimanche 22 mars 2009
Saint - John Perse

Saint - John Perse est avec Borges et Hugo le seul poète que j'arrive à lire... La poésie ne m'est pas vraiment un genre familier, en fait.
Je viens d'acquérir les oeuvres complètes de Saint John Perse en Pléiade, en occasion. Ce volume a été élaboré par l'auteur lui-même en 1972, comme l'ont fait également Marguerite Yourcenar et Julien Gracq, deux autres de mes auteurs fétiches. Il contient toute son oeuvre poétique, ainsi qu'une (auto)biographie, de nombreuses lettres et des textes en prose éclairant sa poétique.
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