Je viens de renouveler mon adhésion à Librarything, en prenant l'abonnement à vie.
J’en profite pour renvoyer vers le nuage des auteurs de ma bibliothèque. Je trouve ça assez amusant.
http://www.librarything.com/authorcloud.php?view=olosta
http://www.librarything.com/authorgallery.php?view=olosta
samedi 8 novembre 2008
Lire ? Ecrire ?
La lecture a évidemment toujours été pour moi un moyen de m'évader, voire de fuir. Qu'il s'agisse de lecture sur papier ou sur écran.
A tel point que la perspective de devenir aveugle, comme Borges, m'était insupportable.
Et l'écriture ? je crois que je sais depuis longtemps que je dois écrire. Non pas que j'ai du talent pour ça. Non, mais je pense que l'écriture peut me "sauver la vie" (quelle grandiloquence !). Je me voyais écrire des textes de fiction, n'ayant jamais été attiré par la poésie. Mais finalement, ce que j'arrive à produire parle surtout de moi. Tant pis, c'est déjà quelque chose.
Evidemment, j'aimerais écrire comme certains grands maitres. J’admire la fausse simplicité du style de Paul Auster, la capacité à donner vie au personnage de John Irving, la précision de Flaubert. Et l'art descriptif de Tolkien. Mais je suis loin de tout ça, vous vous en doutez.
A tel point que la perspective de devenir aveugle, comme Borges, m'était insupportable.
Et l'écriture ? je crois que je sais depuis longtemps que je dois écrire. Non pas que j'ai du talent pour ça. Non, mais je pense que l'écriture peut me "sauver la vie" (quelle grandiloquence !). Je me voyais écrire des textes de fiction, n'ayant jamais été attiré par la poésie. Mais finalement, ce que j'arrive à produire parle surtout de moi. Tant pis, c'est déjà quelque chose.
Evidemment, j'aimerais écrire comme certains grands maitres. J’admire la fausse simplicité du style de Paul Auster, la capacité à donner vie au personnage de John Irving, la précision de Flaubert. Et l'art descriptif de Tolkien. Mais je suis loin de tout ça, vous vous en doutez.
Livres vivants
Il est parfois difficile de lire un livre, tant celui-ci semble vivant. Certains livres semblent en effet habités par les "fantômes" des personnes les ayant lu ou feuilleté auparavant.
Vous vous surprenez alors à traquer ces infimes traces et vous vous imaginez cette personne lisant le livre. Et vous en oubliez de lire.
En poursuivant cette réflexion, je me demande si nous ne sommes pas tous le livre de quelqu'un ?
Vous vous surprenez alors à traquer ces infimes traces et vous vous imaginez cette personne lisant le livre. Et vous en oubliez de lire.
En poursuivant cette réflexion, je me demande si nous ne sommes pas tous le livre de quelqu'un ?
mercredi 5 novembre 2008
Le gôut de la lecture
je viens d'achever les "Cours de littérature anglaise" de Borges. je suis un peu déçu, finalement. Je pense que je n'aurais pas aimé l'enseignement du Borges professeur. Peut-être était-ce dû à son public, mais je trouve ses propos succins.
Tout au plus m'a-t-il donné envie de lire les textes saxons ainsi que les Mille et une nuits de Stevenson.
Mais pour le moment, un autre livre m'attend, à l'angle de mon bureau. il s'agit du roman de Siri hustvedt, "Elégie pour un Américain". Je pense que la lecture de ce livre va me plaire, beaucoup.
Tout au plus m'a-t-il donné envie de lire les textes saxons ainsi que les Mille et une nuits de Stevenson.
Mais pour le moment, un autre livre m'attend, à l'angle de mon bureau. il s'agit du roman de Siri hustvedt, "Elégie pour un Américain". Je pense que la lecture de ce livre va me plaire, beaucoup.
jeudi 30 octobre 2008
Folâtrer dans une librairie avec une amie...
...Est un moment rare que j'ai aimé partagé. J'ai toujours aimé cette phrase de Yourcenar : "pour connaitre la pensée d'un homme, il faut parcourir sa bibliothèque". (de mémoire)
je crois qu'on peut apprendre beaucoup sur les gens en regardant ce qu'ils feuillettent ou achètent en librairie.
Pour ma part, j'ai repéré une édition illustrée du "Dit du Genji" et les deux volumes des carnets de Jünger en Pléiade. Voilà qui ferait de beaux cadeaux de noël !
Peinture de Pierre - Luc Bartoli
mercredi 22 octobre 2008
Une lecture inspirante
A la lecture des cours de Borges consacrés à la langue saxonne, j’ai eu envie d’en lire d’avantage et j’ai trouvé une anthologie des textes celtes et germains dans l’ouvrage collectif « Patrimoine littéraire européen », Vol. 3 - Racines celtiques et germaniques, sous la direction de Jean-Claude Polet.
J’ai aussi trouvé un site donnant accès à quelques textes :
http://www.anglo-saxons.net/hwaet/?do=show&page=Literature
Et je ne résiste pas à vous communiquer ce poème anglo-saxon, traduit en français :
LA SEPULTURE
A toi cette maison construite bien avant que tu ne naisses.
A toi cette terre destinée bien avant que tu ne sortes du ventre de ta mère.
Ils ne l'ont pas encore construite.
On ignore sa profondeur.
On ne sait quelle sera sa taille.
Maintenant où tu dois être je te mène.
Maintenant je te mesure puis je mesure la terre.
Ta maison n'est pas très haute.
Elle est humble et basse.
Quand gisant tu seras là-bas, basses seront les palissades et humbles les murs.
Son toit touche ta poitrine.
Alors tu habiteras dans la poussière et tu sentiras le froid.
La grotte pourrira et sera ombre et sera ténèbre.
Cette maison n'a pas de porte, en elle aucune lumière.
Tu es là prisonnier à jamais et c'est la mort qui a la clef.
Exécrable est cette maison de terre.
Comme il est atroce d'y habiter.
Tu seras là et les vers te rongeront.
Tu es là couché loin de tes amis.
Personne ne viendra te voir.
Personne ne viendra te demander si te sied cette maison.
Personne n'ouvrira la porte.
Personne ne descendra ici : très vite exécrable à la vue tu seras.
Ta tête sera dépouillée de sa chevelure et s'éteindra l'éclat de ta toison.
J’ai aussi trouvé un site donnant accès à quelques textes :
http://www.anglo-saxons.net/hwaet/?do=show&page=Literature
Et je ne résiste pas à vous communiquer ce poème anglo-saxon, traduit en français :
LA SEPULTURE
A toi cette maison construite bien avant que tu ne naisses.
A toi cette terre destinée bien avant que tu ne sortes du ventre de ta mère.
Ils ne l'ont pas encore construite.
On ignore sa profondeur.
On ne sait quelle sera sa taille.
Maintenant où tu dois être je te mène.
Maintenant je te mesure puis je mesure la terre.
Ta maison n'est pas très haute.
Elle est humble et basse.
Quand gisant tu seras là-bas, basses seront les palissades et humbles les murs.
Son toit touche ta poitrine.
Alors tu habiteras dans la poussière et tu sentiras le froid.
La grotte pourrira et sera ombre et sera ténèbre.
Cette maison n'a pas de porte, en elle aucune lumière.
Tu es là prisonnier à jamais et c'est la mort qui a la clef.
Exécrable est cette maison de terre.
Comme il est atroce d'y habiter.
Tu seras là et les vers te rongeront.
Tu es là couché loin de tes amis.
Personne ne viendra te voir.
Personne ne viendra te demander si te sied cette maison.
Personne n'ouvrira la porte.
Personne ne descendra ici : très vite exécrable à la vue tu seras.
Ta tête sera dépouillée de sa chevelure et s'éteindra l'éclat de ta toison.
lundi 20 octobre 2008
De retour


Cela faisait longtemps que je n'avais pas publié d'article sur ce blog... Peu de lecture depuis juin, et peu de livres intéressant.
J'ai commencé "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" de Stieg Larsson, offert par une amie très chère ; mais je n'ai pas accroché. Peut-être un peu plus tard.
J'ai entamé la lecture des "Cours de littérature anglaise" de Borgès. Ce n'est pas vraiment du Borgès dans le style, mais j'y retrouve sa fantastique érudition et son art de tout mélanger. Très instructif, à défaut d'être passionnant.
Ce livre me done envie de me replonger dans les "Cours au Collège de France" de Michelet ainsi que dans son "Journal" édité chez Gallimard.
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