Je suis content. Je suis revenu à la lecture. Après le roman de Siri hutsvedt, j'ai hésité sur le prochain.
Un bon nombre de livres non lus attiraient mon regard sur les rayonnages de mes bibliothèques. Mais j'avais plutôt envie de parcourir un territoire connu.De me replonger dans des souvenirs (des fantômes ?) de lectures passées.J'ai donc repris mon exemplaire de "L'Aleph",un recueuil de nouvelles de Borges.
J'ai découvert Borges en 1988, à l'occasion du numéro 259 du Magazine Littéraire. J'ai commencé par acheté le recueil Fictions et puis j'ai acquis tout ce que j'ai pu trouver : essais, nouvelles, poésies. Et depuis, je le relis, régulièrement.
Je crois que, comme Julien Gracq (en toute humilité), je suis plus devenu un relecteur qu'un lecteur.
jeudi 13 novembre 2008
Une bibliothèque, la nuit
J'ai terminé "Elégie pour un Américain", de Siri Hustvedt. je l'ai terminé la nuit dernière, alors que je ne pouvais dormir, seul, dans la bibliothèque. Un moment étrange, qui m'a rappelé une autre lecture, celle de "La bibliothèque, la nuit", de Manguel.
Etre environné de livres (certains lus, d'autres à lire) dans une maison paisible, endormie, a quelque chose d'enivrant.
Elégie est un bon livre, quoique la fin m'a paru un peu faible, comme si l'auteur n'avait pas voulu trancher. Ce roman a eu une certaine résonnance pour moi, un gôut particulier, lié au passé et au présent.
Etre environné de livres (certains lus, d'autres à lire) dans une maison paisible, endormie, a quelque chose d'enivrant.
Elégie est un bon livre, quoique la fin m'a paru un peu faible, comme si l'auteur n'avait pas voulu trancher. Ce roman a eu une certaine résonnance pour moi, un gôut particulier, lié au passé et au présent.
samedi 8 novembre 2008
Un livre venu de loin

Un cousin en visite en Finlande m'a ramené un ouvrage ancien, la Chrestomathie Française, d'Alexandre Vinet.
Il s'agit d'un recueil de textes d'auteurs jugés classiques et à connaitre(chrestomathie = savoir utile en grec). J'ai en ma possession la réédition de 1876 par Eugène Rambert, le biographe de Vinet.
L'ouvrage se décompose ainsi :
- prose : genre narratif, didactique, épistolaire
- poésie : lyrique, descriptive, didactique, narrative, épique, fable, ballade
- genre spéciaux : épitre, chanson, romance, ballade gauloise, le rondeau
- les scènes dramatiques : tragédie, comédie
On y croise Fénelon, Xavier de Maistre, Thiers, Sand, Montaigne, Calvin, Bonaparte et bien d'autres.
C'est un cadeau qui me touche. Que mon cousin ait pensé à moi, en Finlande, lorsqu'une de ses amies lui a parlé de ce livre dont elle ne savait pas quoi faire et qu'il lui a dit qu'il connaissait quelqu'un qui saurait en avoir l'usage.
Vous prendrez bien un nuage d'auteur ?
Je viens de renouveler mon adhésion à Librarything, en prenant l'abonnement à vie.
J’en profite pour renvoyer vers le nuage des auteurs de ma bibliothèque. Je trouve ça assez amusant.
http://www.librarything.com/authorcloud.php?view=olosta
http://www.librarything.com/authorgallery.php?view=olosta
J’en profite pour renvoyer vers le nuage des auteurs de ma bibliothèque. Je trouve ça assez amusant.
http://www.librarything.com/authorcloud.php?view=olosta
http://www.librarything.com/authorgallery.php?view=olosta
Lire ? Ecrire ?
La lecture a évidemment toujours été pour moi un moyen de m'évader, voire de fuir. Qu'il s'agisse de lecture sur papier ou sur écran.
A tel point que la perspective de devenir aveugle, comme Borges, m'était insupportable.
Et l'écriture ? je crois que je sais depuis longtemps que je dois écrire. Non pas que j'ai du talent pour ça. Non, mais je pense que l'écriture peut me "sauver la vie" (quelle grandiloquence !). Je me voyais écrire des textes de fiction, n'ayant jamais été attiré par la poésie. Mais finalement, ce que j'arrive à produire parle surtout de moi. Tant pis, c'est déjà quelque chose.
Evidemment, j'aimerais écrire comme certains grands maitres. J’admire la fausse simplicité du style de Paul Auster, la capacité à donner vie au personnage de John Irving, la précision de Flaubert. Et l'art descriptif de Tolkien. Mais je suis loin de tout ça, vous vous en doutez.
A tel point que la perspective de devenir aveugle, comme Borges, m'était insupportable.
Et l'écriture ? je crois que je sais depuis longtemps que je dois écrire. Non pas que j'ai du talent pour ça. Non, mais je pense que l'écriture peut me "sauver la vie" (quelle grandiloquence !). Je me voyais écrire des textes de fiction, n'ayant jamais été attiré par la poésie. Mais finalement, ce que j'arrive à produire parle surtout de moi. Tant pis, c'est déjà quelque chose.
Evidemment, j'aimerais écrire comme certains grands maitres. J’admire la fausse simplicité du style de Paul Auster, la capacité à donner vie au personnage de John Irving, la précision de Flaubert. Et l'art descriptif de Tolkien. Mais je suis loin de tout ça, vous vous en doutez.
Livres vivants
Il est parfois difficile de lire un livre, tant celui-ci semble vivant. Certains livres semblent en effet habités par les "fantômes" des personnes les ayant lu ou feuilleté auparavant.
Vous vous surprenez alors à traquer ces infimes traces et vous vous imaginez cette personne lisant le livre. Et vous en oubliez de lire.
En poursuivant cette réflexion, je me demande si nous ne sommes pas tous le livre de quelqu'un ?
Vous vous surprenez alors à traquer ces infimes traces et vous vous imaginez cette personne lisant le livre. Et vous en oubliez de lire.
En poursuivant cette réflexion, je me demande si nous ne sommes pas tous le livre de quelqu'un ?
mercredi 5 novembre 2008
Le gôut de la lecture
je viens d'achever les "Cours de littérature anglaise" de Borges. je suis un peu déçu, finalement. Je pense que je n'aurais pas aimé l'enseignement du Borges professeur. Peut-être était-ce dû à son public, mais je trouve ses propos succins.
Tout au plus m'a-t-il donné envie de lire les textes saxons ainsi que les Mille et une nuits de Stevenson.
Mais pour le moment, un autre livre m'attend, à l'angle de mon bureau. il s'agit du roman de Siri hustvedt, "Elégie pour un Américain". Je pense que la lecture de ce livre va me plaire, beaucoup.
Tout au plus m'a-t-il donné envie de lire les textes saxons ainsi que les Mille et une nuits de Stevenson.
Mais pour le moment, un autre livre m'attend, à l'angle de mon bureau. il s'agit du roman de Siri hustvedt, "Elégie pour un Américain". Je pense que la lecture de ce livre va me plaire, beaucoup.
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