... En librairie, c'est ce que semble annoncer les éditeurs anglo-saxons d'après un article de Pierre Assouline. L'idée de publier un essai historique sans notes en bas de page et sans revue et critique des sources a de quoi faire frémir même l'apprenti historien que je suis !
Cela dit, certains de ses propos me rappellent mes réflexions lors de la soutenance de mon mémoire d'IUFM lorsque j'avais expliqué que les élèves pouvaient tout aussi bien apprendre l'histoire à travers des fictions qu'à travers le discours savant. Il est en effet arrivé le moment où il va falloir repenser l'écriture de l'histoire si l'on veut continuer à être lu.
dimanche 4 octobre 2009
samedi 3 octobre 2009
Petite et grande trahison
J'ai parfois l'impression de trahir les livres en ce moment. Je lis moins, pour ne pas dire pas du tout. En partie parce que je n'ai pas le temps, il est vrai. Mais aussi parce que j'en éprouve moins le besoin, voire l'envie.
Et pus il y a mes livres, restés dans mon précédent logement et dont je crois qu'ils ne pourront pas tous me suivre dans ce qui va être, qui commence à être, mon nouveau chez moi.
Pour les livres d'histoire et géographie,je vais en garder quelques uns et donner le reste au centre de documentation du lycée où je travaille, je pense.
Pour la bibliothèque fantastique, je vais la disperser chez les amis, s'ils le souhaitent.
L'immense majorité des bandes dessinées resteront où elles sont, pour mes enfants maintenant ou plus tard.
Rete la bibliothèque classique et de policiers : pour elles, j'aimerai trouver une solution.
Et pus il y a mes livres, restés dans mon précédent logement et dont je crois qu'ils ne pourront pas tous me suivre dans ce qui va être, qui commence à être, mon nouveau chez moi.
Pour les livres d'histoire et géographie,je vais en garder quelques uns et donner le reste au centre de documentation du lycée où je travaille, je pense.
Pour la bibliothèque fantastique, je vais la disperser chez les amis, s'ils le souhaitent.
L'immense majorité des bandes dessinées resteront où elles sont, pour mes enfants maintenant ou plus tard.
Rete la bibliothèque classique et de policiers : pour elles, j'aimerai trouver une solution.
dimanche 20 septembre 2009
Quelques extraits
Voici quelques passages de "La conversation amoureuse" que je trouve intéressants ou qui me correspondent :
- "Il n'y avait pas de grand jeu, d'effort et de simagrées, il était tout unimement lui-même, sans se faire valoir, sans pavoiser, sans fausse modestie non plus.(...)Une personne qui ne joue pas à être quelqu'un d'autre et qui ne se compare pas, qui est intéressante, qui a de la fermeté et de la confiance en lui, voilà ce qu'il était. Elle sentait un peu amenuisée devant cette forte manière d'exister."
- "Je cherche une définition du verbe aimer, dit Louise. Est-ce que c'est: Etre attiré irrésistiblement ? Etre atiré longtemps ? Avoir enve de toucher ? Coucher avec ? Avoir des enfants avec ? Vivre avec ? Souffrir pour ? (...) Compter avec ? proposa Mélusine. Compter sur ? dit Eve. Ne pas lutter avec ? dit Eve. Etre dans l'éblouissement ? dit Louise.(...) Vouloir le bien de ? dit Marie. S'oublier ? dit Mélusine. Sortir de soi, dit Marie. Oui, murmura Louise, se déprendre de soi-même, c'est une belle définition."
- "Et voilà qu'elle se trouvait éprise de deux hommes. Elle vivait avec l'un et rêvait à l'autre. Presque chaque soir, au coeur de l'harmonie conjugale, elle façonnait un visage, elle entendait une voix."
- "Ils avaient tous les deux des époux.(...) ils avaient vécu des journées et des nuits conjugales. ils avaient prononcé des mots d'amour. Ils s'étaient avancés sur les grandes pentes de l'intimité, jusqu'à ce moment saugrenu où l'on croit connaître un autre qe soi, jusqu'à cette amertume de découvrir que non, jusqu'à former en dépit de cela une gerbe de corps nus et drus, jusqu'à se voir et se revoir et ne plus se voir, être aveugle et plein d'habitudes, ne plus distinguer ni le corps, ni l'esprit de l'autre. Ils étaient venus à ce point de la vie commune où l'on découvre, dans l'inexorable quotidienneté de l'existence, dans la misère du désir disparu, dans les envoûtements dissipés, la vigilance qu'il faut pour resttuer sans cesse à l'amour ce que le temps lui enlève et faire scintiller ce qu'il lui apporte."
Il y a encore bien d'autres passages à lire, mais je m'arrête pour cette fois.
- "Il n'y avait pas de grand jeu, d'effort et de simagrées, il était tout unimement lui-même, sans se faire valoir, sans pavoiser, sans fausse modestie non plus.(...)Une personne qui ne joue pas à être quelqu'un d'autre et qui ne se compare pas, qui est intéressante, qui a de la fermeté et de la confiance en lui, voilà ce qu'il était. Elle sentait un peu amenuisée devant cette forte manière d'exister."
- "Je cherche une définition du verbe aimer, dit Louise. Est-ce que c'est: Etre attiré irrésistiblement ? Etre atiré longtemps ? Avoir enve de toucher ? Coucher avec ? Avoir des enfants avec ? Vivre avec ? Souffrir pour ? (...) Compter avec ? proposa Mélusine. Compter sur ? dit Eve. Ne pas lutter avec ? dit Eve. Etre dans l'éblouissement ? dit Louise.(...) Vouloir le bien de ? dit Marie. S'oublier ? dit Mélusine. Sortir de soi, dit Marie. Oui, murmura Louise, se déprendre de soi-même, c'est une belle définition."
- "Et voilà qu'elle se trouvait éprise de deux hommes. Elle vivait avec l'un et rêvait à l'autre. Presque chaque soir, au coeur de l'harmonie conjugale, elle façonnait un visage, elle entendait une voix."
- "Ils avaient tous les deux des époux.(...) ils avaient vécu des journées et des nuits conjugales. ils avaient prononcé des mots d'amour. Ils s'étaient avancés sur les grandes pentes de l'intimité, jusqu'à ce moment saugrenu où l'on croit connaître un autre qe soi, jusqu'à cette amertume de découvrir que non, jusqu'à former en dépit de cela une gerbe de corps nus et drus, jusqu'à se voir et se revoir et ne plus se voir, être aveugle et plein d'habitudes, ne plus distinguer ni le corps, ni l'esprit de l'autre. Ils étaient venus à ce point de la vie commune où l'on découvre, dans l'inexorable quotidienneté de l'existence, dans la misère du désir disparu, dans les envoûtements dissipés, la vigilance qu'il faut pour resttuer sans cesse à l'amour ce que le temps lui enlève et faire scintiller ce qu'il lui apporte."
Il y a encore bien d'autres passages à lire, mais je m'arrête pour cette fois.
mercredi 16 septembre 2009
Une conversation sur la vie
J'ai peu de temps pour lire en ce moment, mais c'est parce que je vis.
Je poursuis ma lecture de "La conversation amoureuse" d'Alice Ferney. Ce sont en réalité des conversations sur l'amour, le désir, le mariage et le désamour.
Autant dire que ce livre résonne beaucoup pour moi en ce moment. Il y a de moi et de mon entourage dans ce livre.
Je poursuis ma lecture de "La conversation amoureuse" d'Alice Ferney. Ce sont en réalité des conversations sur l'amour, le désir, le mariage et le désamour.
Autant dire que ce livre résonne beaucoup pour moi en ce moment. Il y a de moi et de mon entourage dans ce livre.
mercredi 22 juillet 2009
Un nouveau livre
C'est le premier à rejoindre ma bibliothèque essentielle. Il s'agit du quatrième tome du Journal étrange de Conche, paru aux éditions Encre marine, et dont, comme pour les livres de Gracq, les pages sont à découper.
Et le plus important, ce livre m'a été offert par une amie très chère.
Et le plus important, ce livre m'a été offert par une amie très chère.
dimanche 12 juillet 2009
Nouveau départ ?
Et voilà, ma bibliothèque essentielle a migré. Elle tient dans une dizaine de grands sacs et n'attend plus que le meuble que je dois aller chercher demain.
Il va juste manquer les livres d'histoire et géographie et les revues. J'avoue avoir eu un petit pincement au coeur de laisser les autres en place, même s'ils seront loin de m'être inaccessibles.
Ma nouvelle bibliothèque aura beaucoup de place libre... De quoi acquérir d'autres livres.
Il va juste manquer les livres d'histoire et géographie et les revues. J'avoue avoir eu un petit pincement au coeur de laisser les autres en place, même s'ils seront loin de m'être inaccessibles.
Ma nouvelle bibliothèque aura beaucoup de place libre... De quoi acquérir d'autres livres.
samedi 11 juillet 2009
Revenir à l'essentiel (3)
Et les bandes dessinées ? Elles comptent moins à mes yeux, mais je pense en enmener tout de même. Tous les Andreas, sans doute et les Mignola. Peut-être aussi des romans graphiques ou des histoires réalistes. Ce sera pour moi l'occasion d'épurer cette bibliothèque et de n'en garder que des valeurs sûres.
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