Le titre complet est L'heure de pointe : Roman en quatorze lignes. Je l'ai lu aujourd'hui, accrochée par les histoires au fil des lignes de métro. C'est un petit livre, facile à lire mais bien écrit, simplement. Le lecteur suit des inconnus et leurs petites ou grandes histoires, passant d'une émotion à une autre. J'ai été émue, touchée, intriguée, enflammée, j'ai même eu quelques larmes. Je n'ai pas aimé certains chapitres. Peu, cela dit : un ou deux, peut-être trois. Je ressors de ma lecture cette impression délicieuse que je recherchais dans le nouveau Paul Auster et qu'aucun Paul Auster ne m'a apporté depuis longtemps : l'impression de vivre aussi parmi mes semblables ; parfois, tragiquement et vaniteusement, j'ai le sentiment d'être dans un monde peuplé d'un très grand nombre d'imbéciles, dénués d'émotions, incapables de profondeur, juste tournés vers eux-mêmes et l'immédiateté.
Heureusement, ce n'est pas aussi simple. Ni aussi déprimant.
"Avouons-le, nous en mourons d'envie. Nous aimerions savoir d'où viennent tous ces gens, où ils vont, ce qu'ils font, quel est leur mystère...(...) Oui, qu'on nous raconte des histoires, comme lorsque nous étions enfants, qu'on nous offre un peu de rêve pour oublier tous ces mots creux et ces paroles vaines qui se déversent en permanence sur nous."
Comme j'aime lire...
dimanche 11 avril 2010
Invisible
Tel est le titre du dernier Paul Auster. Impossible bien sûr de ne pas se précipiter et de le lire en priorité, question de fidélité.
J'ai plein de choses à en dire, et je n'en écrirai aucune, en tout cas pour le moment : je gâcherais la surprise du bilbiothécaire qui, lui, ne l'a pas encore lu.
Alors chuuuuuuuuuuut, je garde tout au chaud dans ma tête.
J'ai plein de choses à en dire, et je n'en écrirai aucune, en tout cas pour le moment : je gâcherais la surprise du bilbiothécaire qui, lui, ne l'a pas encore lu.
Alors chuuuuuuuuuuut, je garde tout au chaud dans ma tête.
samedi 10 avril 2010
Quelques achats
Le jour de Pâques, je me suis rendu dans une foire à tout géante où j'ai déniché quelques livres intéressants :
- Ma jeunesse par Jules Michelet, édition Gedalge
- Oeuvres de A. de Musset, Charpentier éditeur.
Les deux ouvrages sont du XIXe siècle et ornés de gravures.
- Les chemins à travers les âges en Cévennes et Bas languedoc, de Pierre A. Clément, aux Presses du Languedoc.
- Ma jeunesse par Jules Michelet, édition Gedalge
- Oeuvres de A. de Musset, Charpentier éditeur.
Les deux ouvrages sont du XIXe siècle et ornés de gravures.
- Les chemins à travers les âges en Cévennes et Bas languedoc, de Pierre A. Clément, aux Presses du Languedoc.
Déceptions
Cela m'arrive rarement, mais j'ai été déçu trois fois de suite dans mes récentes lectures :
- la pièce de théâtre "l'un de nous deux",dont l'excellente idée n'a pas été suffisament développée à mon goût ;
- le dernier Manguel, "Tous les hommes sont des menteurs", que j'ai trouvé plutôt verbeux et lourd dans son propos ;
- le second tome de la bande dessinée "Lulu femme nue", singulièrement bâclée dans la conduite du récit.
- la pièce de théâtre "l'un de nous deux",dont l'excellente idée n'a pas été suffisament développée à mon goût ;
- le dernier Manguel, "Tous les hommes sont des menteurs", que j'ai trouvé plutôt verbeux et lourd dans son propos ;
- le second tome de la bande dessinée "Lulu femme nue", singulièrement bâclée dans la conduite du récit.
samedi 27 mars 2010
Une belle surprise
Commencé en 1783, achevé d'imprimer " à la maison " en 1797, Monsieur Nicolas ou le cœur humain dévoilé est une œuvre vie. Celle d'un ancien ouvrier imprimeur devenu auteur sans être jamais totalement reconnu par ses pairs et la société de son temps. Ce livre fleuve est la réécriture d'une existence hantée par la paternité et l'inceste. Mais il est aussi un précieux témoignage sur la vie rurale et sur l'imprimerie au XVIIIe siècle, ainsi que l’exposé d'une philosophie particulière et parfois atypique.
Ce livre m’a été offert ce matin, très tôt, par la femme qui partage maintenant ma vie et cette bibliothèque. Il s’agit de l’édition du cent cinquantenaire, datée de 1956. Elle se compose de 4 volumes sous coffrets, ornés de lithographies de Suzanne Ballivet. L’objet est magnifique et je ne sais comment exprimer le plaisir de détenir aujourd’hui un texte que je recherche depuis des années.
Ma rencontre avec Restif de la Bretonne remonte à 1989, lors de la diffusion du téléfilm des Nuits révolutionnaires, avec dans le rôle titre Michel Aumont. J’ai ensuite lu ses œuvres au hasard de mes découvertes chez les bouquinistes ou libraires anciens.
Le personnage de l’auteur me fascine, même si je ne lui trouve pas un très grand style. Mais son œuvre regorge de faits et d’anecdotes sur ce XVIIIe siècle finissant, une période qui m’attire et me répugne à la fois.
mercredi 10 mars 2010
En finir avec BHL ?
Pour se faire une idée de la rigueur et de l'intégrité de l'essayiste Bernard - Henry Lévy, je vous invite à lire ce dossier du Monde Diplomatique, en sachant tout de même que ce périodique est accusé par le même essayiste d'être un outil de désinformation...
Quand arrêtera-t-on de lire (c'est peut-être déjà fait, cela dit)et de publier cet homme qui se prétend un intellectuel français ?
Quand arrêtera-t-on de lire (c'est peut-être déjà fait, cela dit)et de publier cet homme qui se prétend un intellectuel français ?
lundi 8 mars 2010
L'un de nous deux
Je viens de terminer cette pièce de théâtre. Je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu. Le livre est trop court et surtout, il demande une bonne connaissance de la politique française de l'entre - deux guerres pour en profiter pleinement.
J'y ai toutefois trouvé une réflexion sur la politique, la liberté individuelle ou le pouvoir. Et j'ai retenu quelques citations :
Blum : "Il pensait, au fond, comme Valéry, que l'homme seul est en mauvaise compagnie."
Mandel : "Mais non, mais non, ce n'est qu'un mot. Laissez donc Valéry au fronton du Trocadéro. L'homme seul est le plus libre au contraire, surtout quand il s'agit de dire non, à toutes fin utiles, et en prenant touus les risques."
(...)
Mandel : sombrement - En vérifiant que le désordre opprime d'abord le faible. Il l'opprime directement et il le trahit aussi en affaiblissant la République, qui ne peut le protéger que si elle est résolue.
(...)
L'ordre ! - c'est le problème avec lui : il sert à tout. Ce n'est pas une raison pour le haïr, comme vous le faites, vous et les vôtres."
(...)
Blum : "Mais c'était le système qui était responsable bien plus que ce malheureux...
Mandel : Encore ! Toujours cette abstraction, toujours cette indulgence ! Mais on y revient toujours, il n'y a pas de système sans les hommes. Pas d'effet statistique. Des individus libres et les choix de leur liberté, l'un après l'autre."
Ce petit livre m'a en tout cas donné envie d'en savoir plus sur la pensée politique de Mandel et Clemenceau.
J'y ai toutefois trouvé une réflexion sur la politique, la liberté individuelle ou le pouvoir. Et j'ai retenu quelques citations :
Blum : "Il pensait, au fond, comme Valéry, que l'homme seul est en mauvaise compagnie."
Mandel : "Mais non, mais non, ce n'est qu'un mot. Laissez donc Valéry au fronton du Trocadéro. L'homme seul est le plus libre au contraire, surtout quand il s'agit de dire non, à toutes fin utiles, et en prenant touus les risques."
(...)
Mandel : sombrement - En vérifiant que le désordre opprime d'abord le faible. Il l'opprime directement et il le trahit aussi en affaiblissant la République, qui ne peut le protéger que si elle est résolue.
(...)
L'ordre ! - c'est le problème avec lui : il sert à tout. Ce n'est pas une raison pour le haïr, comme vous le faites, vous et les vôtres."
(...)
Blum : "Mais c'était le système qui était responsable bien plus que ce malheureux...
Mandel : Encore ! Toujours cette abstraction, toujours cette indulgence ! Mais on y revient toujours, il n'y a pas de système sans les hommes. Pas d'effet statistique. Des individus libres et les choix de leur liberté, l'un après l'autre."
Ce petit livre m'a en tout cas donné envie d'en savoir plus sur la pensée politique de Mandel et Clemenceau.
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