lundi 5 novembre 2007

Un prix littéraire attribué par Internet

Cette année encore, le Sénat organise le prix des Lecteurs du Livre d'Economie avec un système de vote par internet. 10 ouvrages parus en 2007 ont été sélectionnés par un comité scientifique. Avec plus de 12.000 votes en ligne enregistrés l’année dernière, le Prix des Lecteurs du Livre d’Économie peut être considéré comme le premier prix des lecteurs en France.

Le choix final du lauréat revient aux internautes. Le vote en ligne s'effectue en deux temps :

- 1er tour de scrutin : du lundi 22 octobre au lundi 5 novembre 2007 à minuit. A l'issue de ce premier tour, il ne restera plus que 3 ouvrages.

- 2ème tour de scrutin : du mardi 6 novembre au jeudi 22 novembre à minuit.

Les 10 ouvrages sélectionnés

1. AGLIETTA Michel et BERREBI Laurent, Désordres dans le capitalisme mondial
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2. BRENDER Anton et PISANI Florence, Les déséquilibres financiers internationaux

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3. DELPLA Jacques et WYPLOSZ Charles, La fin des privilèges. Payer pour réformer
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4. DOCKÈS Pierre, L'enfer ce n'est pas les autres : bref essai sur la mondialisation
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5. JORION Paul, Vers la crise du capitalisme américain ?
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6. LENGLET François, La crise des années 30 est devant nous
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7. MAUDUIT Laurent, Petits conseils
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8. OLIVENNES Denis, La gratuité, c'est le vol. Quand le piratage tue la culture
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9. PELT Jean-Marie, C'est vert et ça marche !
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10. VILLEMEUR Alain, La croissance américaine ou la main de l'Etat
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Pour voter : Prix des Lecteurs du livre d'Economie 2007

mercredi 31 octobre 2007

Des maisons d'écrivains

Aujourd’hui, j’ai visité la maison de Pierre Corneille à Petit – Couronne. Elle fait partie du réseau de la route historique des maisons d’écrivains et abritent une assez belle collection d’œuvres originales de l’auteur ainsi qu’un mobilier d’époque. Le jardin, aménagé depuis 1993, accueille des plantes comestibles, aromatiques et décoratives à la manière des jardins du Moyen Age.

En complément de cette maison, on peut aussi visiter sa maison natale de la rue de la Pie, à Rouen. Elle abrite elle aussi des œuvres originales et des meubles d’époque reconstituant son intérieur.

Parmi les autres maisons de cette route, on compte celles de Michelet (Vascoeuil), Flaubert (Croiset), Hugo (Villequier) et Leblanc (Etretat).

De manière surprenante, Maupassant n’y a pas de maison. On peut bien sûr visiter le château de Miromesnil, près de Dieppe, où il est né. Mais sa propre demeure, « La Guillette », qu’il avait achetée en 1882 à Etretat, est toujours restée propriété privée. Jusqu’à aujourd’hui, car elle est en vente. 1 300 000 euros, un coût trop important pour la sauver d’une probable destruction.

Il serait donc souhaitable de mobiliser l’opinion pour la préserver. C’est d’autant plus urgent qu’un premier don de reliques se présente, à la condition que la maison de Maupassant en soit le dépositaire exclusif. Il s’agit des vestiges du « Bel-Ami I », son premier bateau : la barre en cuivre, une bouée, les fanions rouges et verts, le baril d’eau, la table d’acajou sur laquelle il écrivait, et d’autres objets évoqués dans Sur l’eau. Ils seraient de toute évidence les premiers d’un ensemble (lettres, manuscrits, photos, meubles etc.) qui prendrait une toute autre dimension une fois réintégré dans son cadre d’origine. Le réseau des « Amis de Maupassant » s’est heureusement mis en branle afin de préserver la demeure.

Mais il n’y a pas que Maupassant : l’une des maisons de Colette est également menacée. Sa maison natale de Saint-Sauveur-en -puisaye (dans l’Yonne) qui occupe une place importante dans son œuvre est aujourd’hui à vendre. Elle est sur le marché à un prix là encore délirant qui, malgré l’appui du Conseil général, décourage la commune, le département et la région de se porter acquéreur. Aussi les amis de Colette font-ils actuellement circuler une pétition afin que cette maison soit classée et achetée par l’Etat.

mardi 30 octobre 2007

Une édition très limitée !

Le département des archives secrètes du Vatican s'apprête à publier un livre sur le procès des Templiers au début du XIVe siècle, en collaboration avec la société Scrinium, affirme le site internet de cette société liée au Vatican.

Le « Processus contro Templarios », sera l'édition exclusive, inédite et dans leur intégralité des actes du procès contre les Chevaliers du Temple. L'édition sera vraisemblablement limitée à 799 exemplaires.

En 1307, le roi de France Philippe IV le Bel avait ordonné l'arrestation et le jugement des Templiers, un ordre jugé trop puissant.

vendredi 14 septembre 2007

Autour de "En attendant Godot"

Réunir en un volume les articles de presse suscités par «En attendant Godot» de Samuel Becket, entre 1952 et 1961, voilà une idée intéressante.

Cette œuvre est ma pièce de théâtre préférée. Je l’ai lu, vue au théâtre et à la télévision et je la reverrai avec plaisir ! C’est pourquoi j’ai fortement envie de me procurer cet ouvrage présenté par André Derval et publié chez 10 / 18.

On peut y savourer les textes de Robbe-Grillet, Anouilh, ou celui de Roland Barthes. On y méditera cette formule de Pierre Marcabru à propos de la reprise de la pièce en 1961 :

«1953: pièce d'avant-garde. 1956: pièce bourgeoise. 1961: spectacle officiel».

jeudi 13 septembre 2007

Petite citation

« Le sein nourrit l'enfant et fait plaisir à l'homme. » - Mahomet

Un petit livre amusant et bien écrit sur le sujet (Acte Sud) :


Catalogue irraisonné, variation infinie sur le même objet, le livre des seins est un inventaire fou, baroque, parsemé de métaphores délirantes, le livre d'un adorateur, que Ramon Gomez de la Serna écrivit, de son propre aveu, à la "va comme je te presse".

lundi 27 août 2007

Pas d'accord !

Une fois n’est pas coutume… Je ne suis pas d’accord avec la critique du livre d’Alberto Manguel, La bibliothèque, la nuit, faite par Pierre Assouline.

« On en ressort pourtant avec l’étrange impression que c’est trop ; non qu’il en fasse trop mais chez lui, tout acte semble précédé de la lecture idoine; rien ne paraît se faire, y compris dans les ressorts les plus anodins de la vie quotidienne, sans référence à un livre. C’est oppressant, asphyxiant même pour le lecteur le plus avide de nouvelles pistes. On a envie de lui crier “Alberto, pose ton livre, ouvre les fenêtres et va prendre l’air, le monde t’attend !”. Un rat de bibliothèque sort plus souvent que lui. »

Je n’ai vraiment pas eu cette impression. Au contraire, Alberto Manguel est un lecteur qui bouge, voyage, rencontre, comme en témoigne son autre livre Journal d’un lecteur.

La bibliothèque, la nuit est une réflexion sur l’agencement des bibliothèques, le classement à opérer. En ce sens, il recense les bibliothèques qu’il a connues ou visitées. Mais ce n’est jamais étouffant. Bien au contraire, ce voyage m’a paru comme autant de fenêtres ouvertes vers d’autres mondes… intérieurs il est vrai !

jeudi 23 août 2007

Deux BD à lire ensemble !

Le recueil. "Elles" rassemble neuf nouvelles érotiques publiées au Japon par un dessinateur français.

Au fil des pages, Frédéric Boilet se met en scène et s’amuse en usant d'un graphisme sensuel s’inspirant souvent de la photo et de la vidéo.

Libertine mais cultivée, la BD multiplie les clins d’œil au cinéma français, comme "L’Homme qui aimait les femmes" de François Truffaut ou "La Discrète".

Frédéric Boilet est le seul Français pouvant prétendre au titre de mangaka. En effet, lauréat en 1993 d’une bourse de l’éditeur japonais Kôdansha, il séjourne une année à Tokyo, avant de s’y installer quatre ans plus tard.

Il est devenu un véritable passeur entre son pays d’origine et celui d’adoption. Il a effectué notamment plusieurs traductions et adaptations graphiques dont "Quartier lointain" et "L’Orme du Caucase" de Jirô Taniguchi.

En 2001, il organisa à Tokyo l’événement Nouvelle manga (auquel participa Aurélia Aurita), et lança un mouvement qui tente de créer des ponts entre créateurs de mangas, de BD et de comics.

Frédéric Boilet aligne les albums à succès comme "Tokyo est mon jardin" (avec Benoît Peeters) ou "L’Epinard de Yukiko".


Récit hautement érotique, "Fraise et Chocolat" retrace les premières semaines d'une passion amoureuse à travers le regard d'une jeune dessinatrice de 25 ans. À son tour, Aurélia Aurita raconte sa passion avec Frédéric Boilet.

Ici, le sexe et l'amour sont indissociables et Aurélia ne s’en cache pas. Dans cette BD, la plume est à la fois crue dans la phrase et douce dans le dessin. Une jeune femme y raconte sa sexualité. Lectrice d'Anaïs Nin, l’auteur dévoile sans pudeur le spectacle de ses expériences intimes, mais fait aussi la preuve que le sexe peut être graphique sans être pornographique.