dimanche 21 avril 2013

Oh les beaux jours


De passage à Paris, nous sommes allés voir "Oh les beaux jours", la pièce de Samuel Beckett, jouée par Catherine Frot au théâtre de l'Atelier.
J'avais vu à la télévision la version avec Madeleine Renaud et j'en avais un très bon souvenir.




La pièce de Beckett est difficile, sans doute plus qu' "En attendant Godot", qui est ma préféré.
Catherine Frot ne m'a cependant pas totalement convaincu dans ce rôle. Il manquait à son interprétation quelque chose, sans doute un peu d'âme, pour rendre tout le désespoir de cette vie emprisonnée, tronquée.

samedi 9 février 2013

Les soixante ans du Livre de poche


Les éditions Hachette lançaient leur collection de livre de poche le 9 février 1953. L'un des premiers livres édités sous ce format fut le roman Koenigsmark de Pierre Benoît.
Pour en savoir plus sur cette collection qui fait partie de notre vie quotidienne, voici le lien vers le dossier de presse consacré à cet anniversaire.




J'ai retrouvé le roman de Pierre Benoît dans notre bibliothèque. Il ne s'agit pas de l'édition de 1953, mais, hasard, d'une réédition de 1963. Mais j'ai eu une autre surprise en ouvrant ce livre. Il a appartenu à ma mère qui l'a obtenu en prix en 1964 alors qu'elle était en classe de troisième. Je l'avais oublié.


Heureuse époque où l'on récompensait le travail scolaire avec des livres. J'ai connu moi-même ces distributions des prix en école primaire. Si le principe du classement est contestable (encore que je n'en suis plus si convaincu), le fait d'offrir des livres me semble important.

vendredi 8 février 2013

(Re)lecture de Conche

En attendant de lire le tome V de son Journal étrange, j'ai relu le tome IV ainsi que le recueil Analyse de l'amour et autre sujets.
J'aime beaucoup la pensée de Marcel Conche et il me semble un philosophe accessible au non - philosophe que je suis. Son explication de la non - existence de Dieu par la souffrance des enfants est séduisante et ses propos sur l'amour éclairants.

Voici quelques extraits :

- sur la politique :
"L'homme d'aujourd'hui n'a pas le temps de laisser les sentiments lentement croître. La décision devance l'âme, de sorte que l'homme n'est plus que volonté claire, sans âme."

- sur le devoir : 
"Dans les actions faites par devoir, il y a aussi des degrés nombreux, depuis les devoirs moraux inconditionnels jusqu'au devoir éthique de politesse, en passant par les devoirs conditionnels liés au métier, à la situation."
"Vous devez être droit, et juste, et pur, et généreux, et calme, et cependant nul ne vous en saura gré, jamais. C'est cela, la morale."

- sur le civisme et la civilité :
"La civilité n'est pas le civisme(de civis, citoyen).(...) le civisme du citoyen qui se regarde comme membre de l'Etat, qui se laisse conduire par les lois, et conspire avec elle au bien public"(...). L'incivisme est une faute envers l'Etat ou la patrie, l'incivilité est une faute envers l'homme. (...° Etre civil, c'est ne pas refuser d'accorder à autrui son honneur et sa dignité d'être humain ; c'est le contraire du mépris des autres, dit La Bruyère."

Cependant, Conche est parfois désuet. En se voulant hors du temps, il est parfois d'un autre temps. Ses propos sur les femmes, parfois, peuvent paraitre misogynes. 
Au chapitre XXIV de son journal, on peut lire aussi ces propos sur l'antisémitisme :
"Aujourd'hui, alors que l'on sait, que tout le monde sait ce qu'être "antisémite" peut vouloir dire, il me semble que l'antisémitisme n'est, au pire, qu'un relent du passé : les jeunes générations (sauf cas très particuliers) en sont exemptes, et l'idée qu'il est très répandu est largement un mythe".
Comment un homme aussi éclairé peut-il écrire une telle contre-vérité ? Je crois que Marcel Conche ne connait pas toute la France ou du moins toutes ses composantes. Son métier de professeur ne l'a pas amené au contact des jeunes des banlieues, de la jeunesse  peu pensantes par elle-même qui peuple nos collège et nos lycées.
Je retrouve en le lisant le plaisir que j'ai à lire Gracq : une écriture lente et précieuse et les propos d'un homme plus proche du XIXe siècle que du XXIe. 

Il y a dans Analyse de l'amour deux exposés qui m'ont plu : celui qui donne son titre au recueil dans lequel Conche décrit si bien l'amour vrai (de la page 6 à 12 notamment) même si je n'adhère pas au troisième côté (la volonté) et celui qui développe ce que la philosophie grecque doit à Homère. Ce texte m'a donné envie de lire un autre texte de Conche, ses Essais sur Homère.


lundi 28 janvier 2013

Le dernier tome du journal de Conche


Je vais sans doute acheter le cinquième tome du journal de Marcel Conche malgré son tire peu accrocheur.. J'ai acheté à nouveau son petit livre sur l'amour, De l'amour, pensées trouvées dans un vieux cahier de dessin, que j'ai mystérieusement égaré ! 

vendredi 10 août 2012

Quand un historien s'égare

De Robert Fossier, j'ai lu "Enfance de l'Europe : Xe - XIIe siècle, aspects économiques et sociaux" , en deux tomes dans la collection Nouvelle Clio. J'en ai gardé le souvenir d'un travail documenté et éclairant.
Je suis en train de finir son dernier essai, "Ces gens du Moyen - Âge", paru en 2007 et je suis beaucoup moins enthousiaste. Que penser d'abord d'un ouvrage d'histoire qui ne mentionne ni ces sources ni sa bibliographie, balayant tout cela d'un "j'ai emprunté à peu près tout aux autres, et je ne les cite pas. Mais comme on dit dans les remerciement bâclés, ils se reconnaîtront d'eux-même."Il va même jusqu'à qualifier son oeuvre de pillage.
Il revient à longueur de page sur les erreurs de la croyance populaire sur le Moyen - Age et sur celles des autres historiens (il cite notamment Georges Duby et Marc Bloch) pour les balayer et nous asséner sa vérité, la plupart du temps non étayée par des faits ou exemples précis. Il rejette la plupart du temps les sources écrites comme étant l'oeuvre des groupes dominants et il survole les données de l'archéologie comme peu probantes par leur émiettement.
Plus grave encore, il nous assène ses jugements sur la société contemporaine sous le prétexte de nous faire comprendre l'homme médiéval (sur le culte du corps, l'attention excessive portée aux enfants, le mépris aux pays du sud et j'en passe...)
Alors que garder d'un tel ouvrage ? Robert Fossier écrit bien, son livre se lit vite et avec plaisir quant au style. Sa pensée souvent fulgurante nous plonge régulièrement dans ce Moyen - Âge qu'il défend bec et ongle.
L'objectif de Fossier était de rendre proche l'homme médiéval à un public de néophites. Il semble atteint, mais au détriment de la rigueur scientifique.

mardi 8 mai 2012

Une belle dédicace

Pour mon anniversaire, les parents de mon amie m'ont offert le Cahier de l'Herne consacré à Gracq que je désirais depuis longtemps. En l'ouvrant, j'y ai découvert cette dédicace qui m'a beaucoup ému.

dimanche 6 mai 2012

Un autre blog de lecture

Ma fille de 13 ans vient d'ouvrir un blog pour y parler de ses lectures. je trouve l'idée excellente et je mets donc ici le lien pour le visiter : http://deslivrespourtous.blogspot.fr/