Cela faisait longtemps que je n'avais pas parcouru le blog de Pierre Assouline. J'ai adoré lire ses attaques sur Bernard - Henry lévy, incisives et pleines d'humour ainsi sans doute d'un peu de mauvaise foi. Mais l'article le plus intéressant est pour moi "Soudaine extension du domaine de la censure" dans lequel il parvient à se faire trois "ennemis" en quelques dizaines de lignes.
Le milieu de l'écriture et de l'édition française me semble un vrai modèle du genre, décidement !
vendredi 12 février 2010
Souvenirs (2)

Pour une occasion particulière, j'ai été amené à me remémorer les livres qui ont compté dans ma jeunesse, vers 10 ou 11 ans.
Il y a bien sûr "Le seigneur des anneaux" dont j'ai déjà évoqué la rencontre ici. Et puis un livre de la Bibliothèque Rouge et or intitulé "Le survivant du Pacifique" : Il s'agit de l'odyssée du porte-avions américain "Enterprise", qui a accompli toute la guerre du Pacifique. Il échappa au désastre de Pearl Harbour et il participa par la suite à chacun des opérations américaines contre les japonais. L'auteur a trouvé dans des mémoires et dans des documents officiels, les détails de cette histoire, qu'il sait rendre passionnante pour un gamin.
Toujours en histoire, j'ai lu et relu "L'histoire de France en bande dessinée" parue chez Larousse à partir de 1979 pour mes exemplaires, au rythme d'un par mois pour 24 tomes.
Il y a aussi une collection de romans historiques que j'ai lu à la bibliothèque municipale du village voisin. Malheureusement, je ne me souvient plus de la maison d'édition.
Enfin, il me faut évoquer le livre - jeu "La citadelle du chaos" offert par un collègue de mon père venu dîner à la maison et qui m'a ouvert les portes du jeu de rôle.
Libellés :
Bandes dessinées,
Livre d'enfants,
souvenirs
jeudi 11 février 2010
Souvenirs

Je suis en train de revoir la série Dune, réalisée en 2000 en deux volets : Dune et Les enfants de Dune.
Cette série m'a rappelé une trilogie de romans de science-fiction prêtée par un oncle et que j'ai lu adolescent. Il s'agit de la trilogie du Soleil mort de Caroline Janice Cherryh : Kesrith, Shon'Jir, Kutath.
J'ai retrouvé cette trilogie en anglais et je dois avoir l'un des tomes publiés chez Opta en traduction française. Je pense me lancer à la recherche des deux autres.
Libellés :
Adaptations,
C.J Cherryh,
science-fiction,
souvenirs
jeudi 14 janvier 2010
Résonnance

Je viens de lire le premier tome de la bande dessinée Mon année, de Morvan et Taniguchi.
Cette histoire de petite fille "différente"(elle est trisomique) qui voit ses parents s'éloigner l'un de l'autre peu à peu, fait en quelque sorte écho à ma propre expérience.
Le dessin de Taniguchi et les couleurs pastel qu'il a utilisé pour coloriser l'album rende le tout magnifique. J'ai hâte de pouvoir lire la suite.
mardi 5 janvier 2010
Au pays des mots bavards
J'ai enfin achevé de lire un livre, à nouveau. Un petit livre, à la couverture verte, simple, sobre : Le voyage de la tache d'encre au pays des mots bavards.
D'abord j'ai aimé l'objet: son format, sa couleur bizarre, son toucher de papier à dessin. Le quatrième de couverture m'a alléchée: références au Petit Prince et à Alice, c'était prometteur.
Une petite fille, Lilas, se transforme en tache d'encre. Elle vogue dans des univers étranges à la recherche de ce qui la rendait humaine et qu'elle a perdu: des mains, de la peau, un visage, des jambes, un esprit, quelque chose d'assez incompréhensible et confus qui s'apparente à l'énergie, des yeux, le don de penser, et enfin une consistance, de la chair.
Manifestement Didier Séraffin, l'auteur rouennais de cette étrange histoire, l'a voulue poétique, onirique, proche du conte. Mais à force de mélanger les genres, cela devient parfois agaçant:
- Le roman est très répétitif. Chaque chapitre suit le même schéma que les autres et c'en devient monotone.
- Un personnage principal enfant, c'est dangereux et difficile: Lilas s'exprime souvent comme l'adulte pense qu'un enfant s'exprime. Pas comme une enfant.
- Je reste perplexe sur cet inventaire de ce qui définit l'humanité.
- Le style oscille entre écriture poétique et modernité, et l'auteur abuse franchement (à mon goût) des jeux de mots et de sonorités. En fait, le titre, "Voyage de la tache d'encre au pays des mots bavards", est bien trouvé: les mots sont vraiment, vraiment bavards, dans ce bouquin. Mais parfois je ne m'entends plus penser, du coup...
"- Moi, je suis le cerf. (...) J'erre et jamais ne me perds. Mais je ne sais pas à quoi je sers.
- Tu es un cerf incertain?"
"-Un soufflé? C'est un plat, mais attention, pas un plat raplapla."
"Lilas philosophait maintenant comme une pro et non plus comme une proie!"
Et autres "frappadingue", "casse-toi", etc.
Pourtant, j'ai été émue, aussi, à la lecture de ce conte. L'auteur s'applique à retranscrire des impressions, des ressentis subtils, et avec lui on partage justement un peu de non-dit d'humains, on rêve et on flotte.
Je lirai l'autre roman de cet auteur : cette lecture-ci m'a intriguée, et est à part.
D'abord j'ai aimé l'objet: son format, sa couleur bizarre, son toucher de papier à dessin. Le quatrième de couverture m'a alléchée: références au Petit Prince et à Alice, c'était prometteur.
Une petite fille, Lilas, se transforme en tache d'encre. Elle vogue dans des univers étranges à la recherche de ce qui la rendait humaine et qu'elle a perdu: des mains, de la peau, un visage, des jambes, un esprit, quelque chose d'assez incompréhensible et confus qui s'apparente à l'énergie, des yeux, le don de penser, et enfin une consistance, de la chair.
Manifestement Didier Séraffin, l'auteur rouennais de cette étrange histoire, l'a voulue poétique, onirique, proche du conte. Mais à force de mélanger les genres, cela devient parfois agaçant:
- Le roman est très répétitif. Chaque chapitre suit le même schéma que les autres et c'en devient monotone.
- Un personnage principal enfant, c'est dangereux et difficile: Lilas s'exprime souvent comme l'adulte pense qu'un enfant s'exprime. Pas comme une enfant.
- Je reste perplexe sur cet inventaire de ce qui définit l'humanité.
- Le style oscille entre écriture poétique et modernité, et l'auteur abuse franchement (à mon goût) des jeux de mots et de sonorités. En fait, le titre, "Voyage de la tache d'encre au pays des mots bavards", est bien trouvé: les mots sont vraiment, vraiment bavards, dans ce bouquin. Mais parfois je ne m'entends plus penser, du coup...
"- Moi, je suis le cerf. (...) J'erre et jamais ne me perds. Mais je ne sais pas à quoi je sers.
- Tu es un cerf incertain?"
"-Un soufflé? C'est un plat, mais attention, pas un plat raplapla."
"Lilas philosophait maintenant comme une pro et non plus comme une proie!"
Et autres "frappadingue", "casse-toi", etc.
Pourtant, j'ai été émue, aussi, à la lecture de ce conte. L'auteur s'applique à retranscrire des impressions, des ressentis subtils, et avec lui on partage justement un peu de non-dit d'humains, on rêve et on flotte.
Je lirai l'autre roman de cet auteur : cette lecture-ci m'a intriguée, et est à part.
jeudi 24 décembre 2009
Toujours Gracq...
Dans la course aux derniers achats de Noel, nous avons pris le temps de flâner un peu. Et au détour de la librairie / salon de thé où nous avons déjeuné, j'ai déniché deux Gracq que je ne possédais pas encore : Les eaux étroites et Carnets du grand chemin. Mon amie a elle craqué sur le Découvertes Gallimard consacré à Gauguin, à défaut de trouver une biographie du peintre.
Ayant revu il y a quelque jours la pièce filmée "Le souper", je me suis aussi procuré le Fouché de Zweig et le Talleyrand de Emmanuel de Waresquiel.
Ayant revu il y a quelque jours la pièce filmée "Le souper", je me suis aussi procuré le Fouché de Zweig et le Talleyrand de Emmanuel de Waresquiel.
Libellés :
Biographies,
Emmanuel de Waresquiel,
Julien Gracq,
Romans,
Stefan Zweig
mardi 15 décembre 2009
L'oeuvre au noir
J'ai bien envie de relire ce roman de Marguerite Yourcenar et de retrouver le film d'André Delvaux, datant de 1988, avec Gian Maria Volonté dans le rôle titre.
Ce film fait partie de ceux que je considère comme de bonnes adaptations avec La passion Béatrice de Tavernier, Bouvard et Pécuchet de Verhaeghe, Mangeclous de Mizrahi ou le téléfilm Les nuits révolutionnaires de Brabant.
Inscription à :
Articles (Atom)