mercredi 27 mai 2009

Histoires regrettables


J'ai commencé à lire un recueil de nouvelles de l'auteur Wilkie Collins, ami de Dickens et l'un des créateurs de la fiction moderne selon Borges. Ce sont des nouvelles policières présentant les dessous de la société victorienne. Le style est agréable, sans fioriture contrairement à celui de nombre de ses contemporains. Les personnages sont campés en quelques lignes.

mardi 5 mai 2009

Döblin sur les ondes

La série que Christine Lecerf consacre à la radio à Alfred Döblin tombe à pic pour ma lecture. Réalisée entre Paris et Berlin, elle exploite des archives inédites de l’écrivain. Durant les cinq heures que dure ce documentaire, on entendra son fils, des traducteurs, des germanistes, des écrivains, des historiens et surtout la voix de Döblin lui-même.
Des extraits de ses livres ponctuent la série. Il sera beaucoup question de la ville, puisque Döblin passe aussi pour celui qui a fait entrer la rue dans la littérature, et d’architecture, de vitesse, de cinéma, de dialogue avec le double, de conversion au catholicisme, de suicide et de la nature du héros döblinien dont son créateur disait :”Il n’y a pas d’artiste qui ne porte sur lui les traits de la maladie et du crime”.
La diffusion de cette série commence aujourd’hui mardi et dure jusqu’à vendredi, tous les soirs de 22h15 à 23h30, dans “Surpris par la nuit”, l’émission d’Alain Veinstein, sur France-Culture.
Je ne pourrais pas l’écouter en direct, puisque je vais au théâtre ce soir, mais heureusement, il y a les podcasts !


http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10489.xml


Merci à Pierre Assouline pour cette information

lundi 13 avril 2009

Deux livres sur Gracq



Voici deux ouvrages de Philippe Le Guillou consacrés à Gracq à qui il a souvent rendu visite. Il y relate ces visites et les discussions qu'il a eu avec l'écrivain.
Je me laisserais bien tenter par ces deux textes.

dimanche 5 avril 2009

"Il n'y a eu que des départs dans ma vie - songea-t-il. Je n'ai jamais aimé arriver."

J'ai fini La presqu'île, mais sans lire Le Roi Cophetua, que je garde pour les vacances d'été, probablement. Cette phrase de Gracq résonne étrangement dans mon esprit, depuis ce matin.
Que vais-je lire ensuite ? L'un des deux livres ramenés de ma librairie récemment ? Ou bien un essai sur le temps, si j'en trouve un ?

dimanche 29 mars 2009

Rayon littérature allemande

De passage en ville, hier, je suis passé par ma librairie. Je cherchais Berlin Alexanderplatz d'Alfred Döblin. Je suis reparti avec, en plus, Le collectionneur de mondes, de Ilija Trojanow. Il s'agit d'un roman inspiré de la vie de Richard Francis Burton, le traducteur des Mille et une nuits.

mardi 24 mars 2009

La vieille route


J’ai commencé à lire La presqu’île aujourd’hui, alors que j’attendais une amie à l’hôpital. Le texte s'ouvre sur une magnifique description d’une route, telle que j’aurais aimé en écrire ou en lire au moment de la rédaction de mon mémoire de DEA sur le réseau routier normand.

« Il commençait bizarrement – à la manière de ses fragments de chaussées romaines qui commencent et finissent sans qu’on sache pourquoi au milieu d’un champ, comme une règle qu’on laisserait tomber sur un échiquier (…) »
« C’était une route fossile : la volonté qui avait sabré de cette estafilade les solitudes pour y faire affluer le sang et la sève était depuis longtemps morte, - et mortes même les conditions qui avaient guidé cette volonté ; il restait une cicatrice blanchâtre et indurée, mangée peu à peu par la terre comme par une chair qui se reforme, dont la direction pourtant creusait encore l’horizon vaguement ; un signe engourdi, crépusculaire, d’aller plus avant plutôt qu’une voie – une ligne de vie usée qui végétait encore au travers des friches comme sur une paume. »

J’aime vraiment l’écriture de Gracq. Elle me transporte dans son univers, je suis sur cette route…

dimanche 22 mars 2009

Saint - John Perse


Saint - John Perse est avec Borges et Hugo le seul poète que j'arrive à lire... La poésie ne m'est pas vraiment un genre familier, en fait.
Je viens d'acquérir les oeuvres complètes de Saint John Perse en Pléiade, en occasion. Ce volume a été élaboré par l'auteur lui-même en 1972, comme l'ont fait également Marguerite Yourcenar et Julien Gracq, deux autres de mes auteurs fétiches. Il contient toute son oeuvre poétique, ainsi qu'une (auto)biographie, de nombreuses lettres et des textes en prose éclairant sa poétique.