dimanche 9 décembre 2007

Des BD en retard !

Le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas acheté de BD depuis des lustres. En me promenant sur le net, je suis tombé sur une critique du tome 6 de la Quête de l’oiseau du temps ! Je n’en n’avais pas entendu parler… Il va vraiment falloir que je m’abonne à une revue de bandes dessinées ! En attendant, voilà de quoi compléter ma liste au Père Noël...

La Quête de l'oiseau du temps, tome 6, le grimoire des dieux

69122.jpg

Javin est mort et enterré. L'Ordre du signe prend de l'ampleur et menace les Prince-sorciers en éliminant leur descendance. Mara et Bragon s'éloignent l'un de l'autre, l'une chargée du destin d'Akbar et l'autre happé par son obstination à vouloir rencontrer le Rige.

Le cinquième album de la série, ou plutôt le premier d'Avant la quête, relatait les prémices de l'histoire des héros de la série mythique de Loisel et Le Tendre. Dans ce deuxième volume, on retrouve Bragon, fidèle à lui-même : fier, combatif, et amoureux de Mara, dont l'esprit de conspiratrice commence à naître.

Capricorne, tome 11, Patrick

59216.jpg

Astrologue à New York, Capricorne a aussi un don pour se trouver impliqué dans des affaires étranges. Après avoir contribué à la fin des activités du Concept, puissante organisation dirigeant le monde, et découvert ses origines, l’astrologue entame son voyage de retour vers N.Y . Après avoir été laissé pour mort dans Les Chinois, Capricorne se réveille chez Patrick, un homme renfermé, qui a choisi de vivre en ermite et semble cacher bien des secrets.

Capricorne, tome 12

68239.jpg

Pas de couverture. Pas de titre. Pas de dialogues. Alors pourquoi j’adore cet auteur ?
Parce qu'il peut nous gratifier d'une couverture entièrement blanche sans donner l'impression de se moquer du monde. Parce qu'il interdit à ses personnages de parler pour une bonne raison. Parce qu'il peut passer du thriller au roman d'espionnage et de la science-fiction au récit intimiste dans une même série sans la dénaturer. Parce que rien n'est jamais gratuit chez lui, et que la cohérence de ses univers n'est jamais prise en défaut. Parce que toute sa maîtrise technique, ses cadrages fous et son inventivité sont toujours au service d'une histoire.

Le magasin général, tome 3, Les hommes

magasingeneral03.jpg

L’histoire de Magasin général se déroule dans un village du Québec rural à partir du début des années 40. Elle gravite autour d’un personnage féminin, Marie, veuve avant l’heure et héritière du principal commerce local (le « Magasin général » qui donne son titre au récit), que l’irruption d’un étranger dans la petite communauté va progressivement réconcilier avec le bonheur.

Ah et il y a aussi les tomes 9 et 10 de la série Arq d'Andreas.... Quand je vous dis que je ne suis plus !

arq9_11032006.jpgarq10_07042007.jpg

Gracq et Tolkien, encore

Je suis en train de lire Lettrines de Julien Gracq. J’aime assez cet assemblage de pensées et de critiques littéraires. Le style de Gracq est difficile à décrire, à la fois précieux et moderne. Je pense aussi que j’apprécie chez Gracq le géographe, véritable peintre du paysage et de la topographie.

Voici ce qu’il dit sur la création d’un roman :

« Les fantômes de livres successifs que l’imagination de l’auteur projetait à chaque moment en avant de sa plume, et qui changeaient, avec le gauchissement inévitable que le travail d’écrire imprime à chaque chapitre, tout comme une route sinueuse projette devant le voyageur, au sein d’un paysage d’un caractère donné, une série de perspectives différentes, parfois très inattendues.

A chaque tournant du livre, un autre livre, possible et même souvent probable, a été rejeté au néant. Un livre sensiblement différent, non seulement dans ceci de superficiel qu’est son intrigue, mais dans ceci de fondamental qu’est son registre, son timbre, sa tonalité. »

Julien Gracq déclare ici que le travail des critiques est souvent vain, puisqu’ils ne peuvent connaître ces livres non écrits… Mais son propos prend pour moi un autre écho avec la parution des manuscrits de Tolkien concernant le Seigneur des Anneaux. Nous avons ainsi, en quelque sorte, ces livres non écrits ou au moins non aboutis.

Lorsque j’en aurais le temps et le courage, je me lancerais sur la route sinueuse de cette œuvre afin d’en voir les multiples paysages.

lundi 5 novembre 2007

Un prix littéraire attribué par Internet

Cette année encore, le Sénat organise le prix des Lecteurs du Livre d'Economie avec un système de vote par internet. 10 ouvrages parus en 2007 ont été sélectionnés par un comité scientifique. Avec plus de 12.000 votes en ligne enregistrés l’année dernière, le Prix des Lecteurs du Livre d’Économie peut être considéré comme le premier prix des lecteurs en France.

Le choix final du lauréat revient aux internautes. Le vote en ligne s'effectue en deux temps :

- 1er tour de scrutin : du lundi 22 octobre au lundi 5 novembre 2007 à minuit. A l'issue de ce premier tour, il ne restera plus que 3 ouvrages.

- 2ème tour de scrutin : du mardi 6 novembre au jeudi 22 novembre à minuit.

Les 10 ouvrages sélectionnés

1. AGLIETTA Michel et BERREBI Laurent, Désordres dans le capitalisme mondial
Consultez la fiche de présentation

2. BRENDER Anton et PISANI Florence, Les déséquilibres financiers internationaux

Consultez la fiche de présentation

3. DELPLA Jacques et WYPLOSZ Charles, La fin des privilèges. Payer pour réformer
Consultez la fiche de présentation

4. DOCKÈS Pierre, L'enfer ce n'est pas les autres : bref essai sur la mondialisation
Consultez la fiche de présentation

5. JORION Paul, Vers la crise du capitalisme américain ?
Consultez la fiche de présentation

6. LENGLET François, La crise des années 30 est devant nous
Consultez la fiche de présentation

7. MAUDUIT Laurent, Petits conseils
Consultez la fiche de présentation

8. OLIVENNES Denis, La gratuité, c'est le vol. Quand le piratage tue la culture
Consultez la fiche de présentation

9. PELT Jean-Marie, C'est vert et ça marche !
Consultez la fiche de présentation

10. VILLEMEUR Alain, La croissance américaine ou la main de l'Etat
Consultez la fiche de présentation


Pour voter : Prix des Lecteurs du livre d'Economie 2007

mercredi 31 octobre 2007

Des maisons d'écrivains

Aujourd’hui, j’ai visité la maison de Pierre Corneille à Petit – Couronne. Elle fait partie du réseau de la route historique des maisons d’écrivains et abritent une assez belle collection d’œuvres originales de l’auteur ainsi qu’un mobilier d’époque. Le jardin, aménagé depuis 1993, accueille des plantes comestibles, aromatiques et décoratives à la manière des jardins du Moyen Age.

En complément de cette maison, on peut aussi visiter sa maison natale de la rue de la Pie, à Rouen. Elle abrite elle aussi des œuvres originales et des meubles d’époque reconstituant son intérieur.

Parmi les autres maisons de cette route, on compte celles de Michelet (Vascoeuil), Flaubert (Croiset), Hugo (Villequier) et Leblanc (Etretat).

De manière surprenante, Maupassant n’y a pas de maison. On peut bien sûr visiter le château de Miromesnil, près de Dieppe, où il est né. Mais sa propre demeure, « La Guillette », qu’il avait achetée en 1882 à Etretat, est toujours restée propriété privée. Jusqu’à aujourd’hui, car elle est en vente. 1 300 000 euros, un coût trop important pour la sauver d’une probable destruction.

Il serait donc souhaitable de mobiliser l’opinion pour la préserver. C’est d’autant plus urgent qu’un premier don de reliques se présente, à la condition que la maison de Maupassant en soit le dépositaire exclusif. Il s’agit des vestiges du « Bel-Ami I », son premier bateau : la barre en cuivre, une bouée, les fanions rouges et verts, le baril d’eau, la table d’acajou sur laquelle il écrivait, et d’autres objets évoqués dans Sur l’eau. Ils seraient de toute évidence les premiers d’un ensemble (lettres, manuscrits, photos, meubles etc.) qui prendrait une toute autre dimension une fois réintégré dans son cadre d’origine. Le réseau des « Amis de Maupassant » s’est heureusement mis en branle afin de préserver la demeure.

Mais il n’y a pas que Maupassant : l’une des maisons de Colette est également menacée. Sa maison natale de Saint-Sauveur-en -puisaye (dans l’Yonne) qui occupe une place importante dans son œuvre est aujourd’hui à vendre. Elle est sur le marché à un prix là encore délirant qui, malgré l’appui du Conseil général, décourage la commune, le département et la région de se porter acquéreur. Aussi les amis de Colette font-ils actuellement circuler une pétition afin que cette maison soit classée et achetée par l’Etat.

mardi 30 octobre 2007

Une édition très limitée !

Le département des archives secrètes du Vatican s'apprête à publier un livre sur le procès des Templiers au début du XIVe siècle, en collaboration avec la société Scrinium, affirme le site internet de cette société liée au Vatican.

Le « Processus contro Templarios », sera l'édition exclusive, inédite et dans leur intégralité des actes du procès contre les Chevaliers du Temple. L'édition sera vraisemblablement limitée à 799 exemplaires.

En 1307, le roi de France Philippe IV le Bel avait ordonné l'arrestation et le jugement des Templiers, un ordre jugé trop puissant.

vendredi 14 septembre 2007

Autour de "En attendant Godot"

Réunir en un volume les articles de presse suscités par «En attendant Godot» de Samuel Becket, entre 1952 et 1961, voilà une idée intéressante.

Cette œuvre est ma pièce de théâtre préférée. Je l’ai lu, vue au théâtre et à la télévision et je la reverrai avec plaisir ! C’est pourquoi j’ai fortement envie de me procurer cet ouvrage présenté par André Derval et publié chez 10 / 18.

On peut y savourer les textes de Robbe-Grillet, Anouilh, ou celui de Roland Barthes. On y méditera cette formule de Pierre Marcabru à propos de la reprise de la pièce en 1961 :

«1953: pièce d'avant-garde. 1956: pièce bourgeoise. 1961: spectacle officiel».

jeudi 13 septembre 2007

Petite citation

« Le sein nourrit l'enfant et fait plaisir à l'homme. » - Mahomet

Un petit livre amusant et bien écrit sur le sujet (Acte Sud) :


Catalogue irraisonné, variation infinie sur le même objet, le livre des seins est un inventaire fou, baroque, parsemé de métaphores délirantes, le livre d'un adorateur, que Ramon Gomez de la Serna écrivit, de son propre aveu, à la "va comme je te presse".