dimanche 7 mars 2010

Les mains pleines de livres



De passage dans ma librairie, j'ai récupéré "L'un de nous deux" dont je parlais il y a peu de temps.J'avais prévu d'acheter "Tous les hommes sont menteurs" de Manguel. Mais je suis aussi tombé sur le dernier Paul Auster, "Invisible".
Une bonne cueillette donc... Le Paul Auster n'a pas eu le temps de rejoindre les rayonnages de notre bibliothèque, mon amie en ayant aussitôt commencé la lecture. Pour ma part, j'ai commencé la pièce de théâtre qui n'est pas sans me rappeler "Le souper" en effet.

mardi 2 mars 2010

Cristallisation secrète

C’est une critique dans un magazine qui m’a amenée à Cristallisation secrète ; la couverture m’a plu, le livre est édité chez Actes Sud et j’aime, la plupart du temps, la littérature japonaise ; ce livre m’appelait. Je l’ai reçu en cadeau et lu rapidement : je me suis trouvée happée par cette étrange histoire.

Sur l'île dans laquelle vit la narratrice, des choses disparaissent. Des choses variées, pas toujours matérielles. Mais elles disparaissent, y compris de la mémoire des habitants. Ou du moins de presque tous. Très vite j'ai accepté le surnaturel de l'histoire pour me l'approprier naturellement, comme il nous est présenté. On ne s'interroge pas ici sur le pourquoi de ces disparitions, mais sur le "comment les gérer".

L'écriture de Yoko Ogawa est claire et féminine. Elle en appelle souvent aux sens du lecteur, les mélange et les redécouvre d'une façon qui m'a beaucoup plu. Elle s'interroge sur notre rapport au corps, aux liens entre le physiologique et l'âme, en particulier au travers de la voix et de la mémoire. Elle explore aussi le thème de la résistance, mais de façon très réaliste et humaine: la narratrice n'est pas une femme exceptionnelle et elle agit simplement comme elle pense devoir le faire, mais sans principes idéalistes ni grandes théories: elle vit. Et c'est son histoire, entièrement vue par ses yeux et sa sensibilité, qui nous est relatée. De ce fait, pas d'explications lourdes, pas de traduction de ses émotions; parfois elles me sont restées étrangères, parfois m'ont touchée intimement: c'est juste l'histoire de cette femme dans un contexte particulier.

J'avais relevé, au fil de ma lecture, de nombreuses phrases que je trouve magnifiques. Mais aujourd'hui que j'écris ce billet, je n'en peux citer aucune ici: elles sont trop liées au contexte, et je me les suis appropriées de façon si profonde que les retranscrire ne traduirait pas ce qu'elle signifient vraiment pour moi.

Voilà un livre que je suis heureuse d'avoir lu.

dimanche 28 février 2010

2010, année Gracq ?

L'un de mes auteurs favoris aurait eu 100 ans en juillet 2010... Et certains voudraient fêter cela si on en croit un billet de Pierre Assouline. Outre l'absurdité de fêter le "centenaire" d'un homme mort en décembre 2007, j'y vois surtout l'occasion d'utiliser l'image d'un homme qui s'est toujours voulu discret et à l'écart du monde, y compris littéraire.
Le seul intérêt que j'y vois est la parution probable d'ouvrages sur Gracq. Quoique s'ils sont de la qualité du livre de Jean de Malestroit, je m'en passerais volontiers.

samedi 13 février 2010

La preuve par trois


J'ai découvert et je vais bientôt lire "L'un de nous deux", une pièce de théâtre écrite par Jean-Noël Jeanneney , un historien. Ce qui est la première raison de lire la pièce, selon moi. Il y met en scène Léon Blum et Georges Mandel, détenus durant près d'un an en Allemagne, entre 1943 et 1944. Il reconstitue un possible dialogue entre ces deux hommes politiques.
J'ai découvert cette oeuvre grâce à Pierre Assouline, qui formule à cette occasion magnifiquement une réflexion que j'avais ébauché jadis dans mon mémoire d'IUFM consacré à l'utilisation de la fiction en cours d'histoire :
"(...)la fiction est souhaitable aux yeux des historiens dès lors qu’elle permet d’aller là où il ne vont pas, de dire ce qu’ils n’ont pas réussi à dire avec les moyens qui étaient les leurs, d’imaginer ce qu’ils n’avaient pas droit d’imaginer eu égard à leurs contraintes,de prolonger leur réflexion là où ils ont dû l’abandonner faute de munitions et donc d’apporter autre chose que ce que les historiens apportent à l’Histoire."
Voici donc une seconde raison de lire cette pièce. La troisième m'a été donné à la lecture des dernières lignes de Pierre Assouline :
"En la lisant, on voit et on entend la pièce. Difficile de ne pas superposer des visages et des voix. Pour ma part, j’y ai vu et entendu Claude Rich et Claude Brasseur, Talleyrand et Fouché, dans un autre souper."
Trois bonnes raisons donc de lire "L'un de nous deux".

vendredi 12 février 2010

P. A contre BHL et le reste du monde

Cela faisait longtemps que je n'avais pas parcouru le blog de Pierre Assouline. J'ai adoré lire ses attaques sur Bernard - Henry lévy, incisives et pleines d'humour ainsi sans doute d'un peu de mauvaise foi. Mais l'article le plus intéressant est pour moi "Soudaine extension du domaine de la censure" dans lequel il parvient à se faire trois "ennemis" en quelques dizaines de lignes.
Le milieu de l'écriture et de l'édition française me semble un vrai modèle du genre, décidement !

Souvenirs (2)




Pour une occasion particulière, j'ai été amené à me remémorer les livres qui ont compté dans ma jeunesse, vers 10 ou 11 ans.
Il y a bien sûr "Le seigneur des anneaux" dont j'ai déjà évoqué la rencontre ici. Et puis un livre de la Bibliothèque Rouge et or intitulé "Le survivant du Pacifique" : Il s'agit de l'odyssée du porte-avions américain "Enterprise", qui a accompli toute la guerre du Pacifique. Il échappa au désastre de Pearl Harbour et il participa par la suite à chacun des opérations américaines contre les japonais. L'auteur a trouvé dans des mémoires et dans des documents officiels, les détails de cette histoire, qu'il sait rendre passionnante pour un gamin.
Toujours en histoire, j'ai lu et relu "L'histoire de France en bande dessinée" parue chez Larousse à partir de 1979 pour mes exemplaires, au rythme d'un par mois pour 24 tomes.
Il y a aussi une collection de romans historiques que j'ai lu à la bibliothèque municipale du village voisin. Malheureusement, je ne me souvient plus de la maison d'édition.
Enfin, il me faut évoquer le livre - jeu "La citadelle du chaos" offert par un collègue de mon père venu dîner à la maison et qui m'a ouvert les portes du jeu de rôle.

jeudi 11 février 2010

Souvenirs




Je suis en train de revoir la série Dune, réalisée en 2000 en deux volets : Dune et Les enfants de Dune.
Cette série m'a rappelé une trilogie de romans de science-fiction prêtée par un oncle et que j'ai lu adolescent. Il s'agit de la trilogie du Soleil mort de Caroline Janice Cherryh : Kesrith, Shon'Jir, Kutath.
J'ai retrouvé cette trilogie en anglais et je dois avoir l'un des tomes publiés chez Opta en traduction française. Je pense me lancer à la recherche des deux autres.